dimanche 26 juillet 2009

En route vers Prague. (13 juillet)

Une attraction naturelle.

C’est en lisant la brochure intitulée « Parcours en 22 arrêts à Dresden » que j’avais vu cette attraction. Ce tour allait visiter le Bastei, qui est situé dans un parc national où l’on peut voir des structures sculptées par le vent et la pluie. Pour nous y rendre nous avons dû questionner un grand nombre de personne…difficile de comprendre une direction à suivre en allemand seulement. Nous avons pris une petite route secondaire charmante qui longeait la rivière Elbe. La vallée est magnifique. Le vert des arbres se mélangent si bien aux demeures accrochées aux flans des montagnes. Ça fait du bien de voir un peu de dénivelé…cela faisait un bout de temps que nous étions dans les paysages plats. Un stationnement à 2.50 euros avec navette pour se rendre à l’attraction pour 1.50 euro chacun pour l’aller et la même somme pour le retour…où un 45 minutes de marche. La dame m’indique que nous ne pouvons pas nous rendre en voiture !!! On lui dit un beau merci et partons, tournons à l’endroit où les autobus passent et suivons la route jusqu’à un autre stationnement au coût de 3 euros. Je prends en main l’appareil-photo…et en suivant le flot de gens j’arrive au premier point de vue. Superbe.




Le " Nationalpark Sächsische Schweiz " (Parc national de la Suisse saxonne) dans l’« Elbsandsteingebirge » (massif de grès de l’Elbe), impressionne par ses étonnantes formations rocheuses et ses gorges, sa flore et sa faune uniques ainsi qu’un grand nombre de chemins de randonnée.
Ce paysage me rappelle beaucoup celui en Australie au parc Grampian. Il y a un petit sentier que nous suivons à la queue leu leu. Le lieu est bien aménagé et permet de faire de nombreux arrêt avec des belvédères vraiment bien placés pour les photos.
On repart vers les 13h00 …direction République Tchèque. Nous poursuivons sur la route qui longe l’Elbe. Le panorama est agréable et intéressant. Une affiche nous indique que nous passerons la frontière dans un kilomètre. Vite, l’appareil-photo pour immortaliser ce moment. Ce pays faisant partie de l’Europe, il n’y a donc pas de vrais frontières. Aucun besoin de s’arrêter…sauf que… les deux grandes affiches avec beaucoup d’informations que nous n’avons pas eu le temps de lire, nous décide à s’immobiliser un instant. On descend et on s’approche des deux écriteaux. Ce sont les informations concernant la vitesse permise sur les autoroutes (130 km), sur les routes secondaire (90 km) et en ville (50 km). Un petit kiosque situé tout à côté nous intrigue…on s’y dirige car comme nous savons qu’il y a des autoroutes payantes nous voulons savoir s’il est possible de payer par carte de crédit. La dame, qui ne parle pas anglais, nous fait comprendre que nous devons acheter un auto-collant à 12 euros pour une durée de 7 jours et qui permet d’utiliser toutes les autoroutes payantes sans rien débourser de plus. Mais quelle bonne idée que cet auto-collant….une façon simple, sans besoin de construire des infrastructures coûteuses, sans besoin d’un nombre de personnel…si le Québec songe à exiger des paiements pour l’utilisation du système routier et bien il devrait prendre exemple sur la République Tchèque. On peut acheter cet auto-collant dans toutes les stations-services, dans les bureaux touristiques. Notre problème de paiement pour les autoroutes se trouve réglé. Nous nous sommes arrêtés en chemin dans une ville « Decin » pour avoir de l’information touristique mais malgré que nous suivions le « i » …nous sommes arrivés à une grande affiche avec le plan de la ville…voilà le seul renseignement disponible. J’ai eu beau arrêter au moins 7 personnes …aucune ne parle anglais et dès qu’elles voient que je parle une autre langue elles se détournent et continuent leur route. Je pense que cela ne sera pas facile !! Bernard m’attendait dans la voiture car on ne peut pas savoir si le stationnement est permis. Même les policiers ne parlent pas anglais. J’ai vu une banque donc j’envoie mon homme chercher des sous. Prague étant encore à 125 km, on décide de s’avancer le plus possible car nous voulons partir vers 6h00 demain matin pour arriver à Prague avant l’heure de pointe.

samedi 25 juillet 2009

Dresden, Allemagne. (12 juillet)

Un dimanche à Dresden.
Dresden est une ville assez populeuse…plus de 500,000 personnes y vivent. Elle est située à près de 200 km au sud de la capitale Berlin. Après notre visite d’hier de Berlin, nous avions repris la route jusqu’à la deuxième halte routière où nous avons passé la nuit. Au matin, il ne nous restait plus que 150 km à faire. Le ciel est encore un peu voilé…mais la température est très agréable…18°C. Nous stationnons Kangoo puis partons sans nos coupe-vents. À peine 600 mètres plus loin…je m’interroge à savoir : dois-je retourner chercher mon coupe-vent…j’ai peur que le vent s’élève…je tourne sur moi-même de 180° et me dirige vers l’auto. Mon Bernard semble décourager…une autre journée à la voir mettre et enlever son coupe-vent…semble me dire ses yeux. On aperçoit un rassemblement un peu plus loin…on s’y dirige croyant que c’est un marché de fruits et légumes…non, c’est plutôt un marché aux puces. Comme nous ne sommes vraiment pas pressé, on déambule et regardant bien ce qui est offert. La vaisselle est bien populaire, puis les montres…les objets militaires…etc.
Dresden a été mis sur notre liste de villes à visiter, un peu par hasard.
En fait c’est parce qu’ elle se trouvait entre Berlin et Prague, que nous avons décidé d’y aller. Bien sûr, que nous avons fait une petite recherche sur le net et ce que nous y avons lu nous a incité à l’inclure définitivement sur notre route.
La vieille ville est fascinante et sa superficie est aussi imposante. C’est en traversant un pont qu’on se rend compte du saisissant spectacle de tous ses vieux édifices noircis par le temps. C’est ce qui est le plus dommage. Les photographies ne peuvent donner l’ampleur réelle de ce quartier. En s’enfonçant par les petites rues on entre dans une autre dimension…une grande place qui est entourée de bâtiments rénovés. Le principal bâtiment de cette place est la grande église protestante « Frauenkirche ». Cette église a presque été détruite complètement à la fin de la deuxième guerre. Seuls deux pans de murs ont résistés. Ces deux pans de mur ont été intégrés à la réplique exacte et cela donne un édifice remarquable.
Le château Zwinger est quant à lui exceptionnel ! On l’a découvert par hasard en montant un escalier pour aller voir le panorama en haut…nous étions sur une terrasse entourée de centaines de statues et qui encercle entièrement les jardins. Sous cette terrasse se trouve des pièces donnant accès audit jardin. C’est vraiment très beau. Nous y sommes arrêté en fin d’avant-midi puis en fin d’après-midi nous y sommes revenus…c’était trop agréable. Le Palais Zwinger, délicat ensemble baroque comportant un merveilleux pavillon et un arc de triomphe unique au monde dont il ne restait rien, fut entièrement reconstruit entre 1945 et 1963. La petite faim de 14h00 fait gargouiller nos estomacs…
pourquoi ne pas goûter aux supers hot-dogs de nos amis allemands qui en sont forts friands. Très bonne saucisse et avec un peu de moutarde forte…ce sera suffisant pour nous soutenir jusqu’au souper.
Malgré la noirceur des bâtisses et des statues non encore rénovées et nettoyées, Dresden est une ville à ne pas manquer. Pour nous, ce fut une belle découverte et nous sommes heureux d’y avoir passé une belle journée.
Nous nous approchons de plus en plus de la frontière avec la République Tchèque…demain nous quitterons l’Allemagne pour un autre pays qui nous intrigue.


Dresde (Dresden en allemand) est une ville-arrondissement d'Allemagne, capitale de la Saxe.
Cette ville baroque, située sur l'Elbe est une des plus belles villes d'Allemagne. Elle est d'ailleurs appelée la Florence de l'Elbe.






Un peu d'histoire...
Un tiers de la ville fut détruit du 13 au 15 février 1945 par la Royal Air Force (principalement), avec l'appui de l'aviation américaine. 650 000 bombes incendiaires d'un poids total de 7 000 tonnes sont tombées sur la ville, tuant un nombre encore indéterminé d'habitants de la ville. Les chiffres oscillent entre 35 000 et 215 000 morts, sans être pour autant le fait d'un parti-pris politique (La Croix-Rouge soutient une estimation assez proche de celle donnée par les différents rapports de l'État-Major allemand.).


L'Après-guerre
À la difficile situation de l'après-guerre suivit le régime communiste où de nombreux efforts de reconstruction de la vieille ville baroque sont entrepris.
Les efforts de restauration de la Florence de l'Elbe, eu égard à l'enjeu culturel exceptionnel de l'ensemble, ont été réellement considérables, et se sont accélérés depuis la Réunification. À vrai dire, on n'a pas vu depuis longtemps tant d'édifices historiques reconstruits sur un même site en si peu de temps. En voici quelques-uns:
La Frauenkirche, chef-d'œuvre de l'architecture évangélique, construite autrefois par Georg Bähr et détruite non pas par les bombes mais par un incendie dans ses caves, vaste église baroque qui était à Dresde ce que Notre-Dame est à Paris, vient d'être pratiquement terminée en un temps record, pour un budget qui représente le quart de ce qu'a coûté l'Opéra Bastille à Paris. Les fonds proviennent de "loteries" où chacun peut donner pour la reconstruction et de nombreux apports privés. La reconstruction de la Frauenkirche a de particulier que, non seulement elle a été reconstruite à l'identique, mais en réutilisant tous les matériaux d'origine récupérables. C’est-à-dire que les pierres des ruines ont été numérotées, triées, et remises à leur ancienne place. Les matériaux manquants sont remplacés par des neufs. C'est ce qui donne cet air spécial à l'église, qui combine pierres noires et pierres blanches. Dans un premier temps, il n'était pas prévu de reconstruire l'église, mais de laisser les ruines dans leur état et d'en faire un monument commémoratif ; c'est ce qui explique, avec le manque de fond et le peu d'importance attaché à la religion par le régime communiste, la reconstruction tardive de la Frauenkirche.
La Kanzleihaus, remarquable palais Renaissance construit entre 1565 et 1567 par Hans Irmisch, dont les ruines avaient survécu, reconstruit en 1998 sous la direction du Professeur Gerhard Burger, architecte en chef des monuments historiques.
En août 2002, comme en de nombreux endroits d'Europe centrale, Dresde et ses environs subissent des inondations catastrophiques, avec notamment une crue centenniale de l'Elbe : la gare centrale est dévastée par un fleuve de boue, et de nombreux monuments, récemment reconstruits des destructions de février 1945, sont endommagés.
Les efforts de reconstruction se sont accélérés avec la réunification de l'Allemagne et culminent en 2006 avec les fêtes des 800 ans de la ville. Si les reconstructions se poursuivaient au rythme et avec l'orientation actuels, la tragédie de 1945, d'un point de vue architectural, serait à peu près effacée vers 2025, a fortiori si l'on reconstruit la Dresde bourgeoise du XIXe siècle et ses immeubles historiques (en quelque sorte « l'haussmannien » local), dont les merveilleuses villas des environs donnent une idée de la richesse et de la beauté. Quoiqu'il en soit, Dresde, à nouveau presque aussi belle qu'autrefois, est redevenue, avec Heidelberg, Bamberg ou Ratisbonne, l'un des haut-lieux du tourisme en Allemagne.
Dresde joue aussi un rôle important dans la vie musicale avec l'orchestre de la Staatskapelle, une des plus anciennes formations du monde puisque créée en 1548, et celui de l'opéra (Staatsoper).
Deux ponts sur l'Elbe ont valeur de monuments historiques : le pont de pierre « Augustus-Brücke » en centre ville, et le pont métallique Blaues Wunder (« Miracle bleu ») plus à l'est, à Loschwitz.
La vallée de l'Elbe à Dresde a été inscrite, en 2004, sur la liste du patrimoine mondial par l'Unesco et placée en juillet 2006 sur la liste rouge des sites du patrimoine mondial en péril en raison du projet de construction d'un nouveau pont sur l'Elbe "Waldschlösschenbrücke".

vendredi 24 juillet 2009

Berlin, Allemagne. (11 juillet)

La visite continue….
Après avoir vu quelques attractions essentielles à toute visite de Berlin comme la Cathédrale de Ste-Hedwig (qui fut érigée entre 1747 et 1773), la tour Axel-Spinger que l’homme de presse du même nom fit édifier en 1966 directement à côté du Mur, la colonne de la Victoire qui s’élève à 68 mètres….nous avons pris un train pour se rendre aux installations olympiques des Jeux Olympiques de 1936. Une longue série de stations…12 stations et nous voilà. Les installations se trouvent à 200 mètres de la station de train.
Il y a beaucoup de gens qui se promènent…une clôture entoure le site et un homme se tient à la porte qui permet l’accès. On s’y dirige en se disant qu’il doit y avoir un droit d’entrer à payer. Nous saluons l’homme en lui disant un beau « guten tag » (bonjour en allemand) et nous passons. Première étape de franchie. Nous nous avançons vers l’entrée du stade. Toutes les personnes que nous rencontrons portent une affichette de couleur bleue et blanche. On pénètre dans le passage étroit qui donne ouverture au stade. On est surpris de voir que presque tous les bancs sont occupés…mais que se passe-t-il ? Sur le terrain, quatre chapiteaux sont érigés. Bernard me chuchote à l’oreille que tout cela ressemble à une convention de témoins de Jehovah. En m’adressant à un homme debout près de moi, j’apprends que le stade a été divisé en quatre sections, une section pour les gens parlant allemand, une pour ceux qui comprennent l’anglais, une pour les russes et une autre pour les polonais. Une section complètement vide m’intrigue. À ma question, il me répond que cette section est vide dû au fait qu’il y aurait des interférences entre deux langues. Nous continuons à nous promener sur le site. Dans un tournant nous voyons enfin une grande affiche annonçant la convention des témoins de Jehovah, tel que prédit par l’unique Bernard. À plusieurs reprises mon homme me dit ressentir le passé de cet endroit. Nous voyons les piscines olympiques…puis on arrive à l’endroit exact où Hitler a passé la journée d’inauguration des jeux. C’est vraiment particulier de penser que cet homme a posé les pieds ici même. Nous sommes bien contents d’avoir pris le temps de venir voir ça. Retour à la station de trains, cette fois-ci nous prendrons le train pour nous rendre au château « Schloss Charlottenburg ».
Très beau château…avec un grand jardin…on s’y promène un peu mais comme l’heure file nous reprenons l’autobus qui nous y avait amené après le train et allons cette fois en direction de l’attraction « checkpoint Charlie » qui représente un poste de frontière entre l’Est et l’Ouest. L’image en noir et blanc vous donne une bonne idée de ce que cette frontière ressemblait à la fin des années1960. Voici ce qu’il en reste…pour les touristes ! On a eu un peu de difficulté pour s’y rendre…on a suivi une mauvaise direction…deux stations dont le nom se ressemble trop pour nous…Kochstrasse et klosterstrasse !!!! Puis quelques coins de rues supplémentaires pour arriver devant le dernier bout du mur encore debout…là aussi beaucoup de touristes.
Une idée intéressante : celle des visites guidés mais en vélo. À Berlin, on peut avoir le plaisir de faire du vélo et aussi en même temps visiter les principales attractions…ils appellent ça : Berlin on bike. On a vu beaucoup de ses groupes de vélos…très populaire.
La température a été excellente pour nous…bien sûr le petit ciel voilé est moins bon pour faire de belles photos mais côté confortable avec un petit 17°C c’est difficilement battable !! Notre parapluie s’est promené de main en main …heureux de n’avoir pas eu besoin de l’ouvrir. J’avais mon coupe-vent et je n’ai pas compté le nombre de fois que j’ai demandé à mon homme de me le donner (vu que je le portais dans mon sac à dos)…lorsque le soleil se pointait cela devenait trop chaud …je l’enlevais et le mettais dans mon sac…lorsque le soleil se cachait…je le reprenais. Mon homme est très patient et il accepte de me voir mettre et enlever mon coupe-vent avec un petit sourire en coin voulant dire… » »Mais va-t-elle se décider??? »
Berlin nous a plu et de passer dans ces différents endroits empreints des traces laissées par le passé nous a émus. On ne peut que souhaiter que plus jamais de tels évènements ne surviennent (le nazisme et holocauste) .
Berlin est la capitale et la plus grande ville d`Allemagne. Elle compte environ 3.5 millions d'habitants. Après 1945 et jusqu'à la chute du mur de Berlin en 1989, la ville est partagée en 4 secteurs d'occupation. Le secteur soviétique de la ville, nommé Berlin-Est, a été la capitale de la Republique démocratique Allemagne pendant que Bonn est devenu capitale de l'Allemagne de l'Ouest. Berlin est aujourd'hui la capitale de l`Allemagne réunifiée et ce depuis le 03 octobre 1990.

La porte de Brandegorg veritable symbole de Berlin et de l'Allemagne réunifiée. Elle figure sur les euros allemands. La gendarmenmarkt sans doute la plus belle place de Berlin.
Le berliner dome ; la cathedrale historique de Berlin superbe interieur.
Le Checkpoint Charlie : le point de passage entre Berlin-Est et Berlin-Ouest. Le point de controle ou une reconstitution y demeure et un musee racontant les histoires de ceux qui s`evertuerent a essayer de passer le mur a ete amenage a proximite.
Enfin Berlin est une reference pour le cinema avec l'accueil chaque année en février de la Berlinale, festival international de cinéma dont la récompense suprème est l'Ours d'Or.

jeudi 23 juillet 2009

Berlin, Allemagne. (11 juillet)

On ressent toute l’histoire de cette ville….
Comme nous sommes samedi, ce fut plus facile de trouver un stationnement. Que deux coins de rues à faire pour se rendre à la gare de Potsdam…Kangoo nous attendra là toute la journée. Le train de 7h06 est ponctuel. Nous embarquons mais nous devons prendre chacun un siège de libre de chaque côté de l’allée. Heureusement qu’au deuxième arrêt la place près de moi se libère et mon homme me rejoint. Un trajet de 20 minutes et nous descendons à l’immense gare de Berlin. Nous prenons le temps de bien déjeuner sur place avant d’aller explorer cette superbe capitale. La carte touristique en main, nous partons. Premier arrêt la porte Brandebourg, construite en 1789. C’est la seule conservée jusqu’à ce jour des 14 portes de l’ancien mur d’enceinte, où une garde militaire contrôlait la circulation de personnes et où était perçue la taxe intérieure.
Un panneau en 4 langues nous explique brièvement le côté historique de l’endroit. Une porte qui a été franchie par Hitler et Napoléon ! Incroyable quand même de savoir que nos pas toucheront le même sol que ces deux personnes. Le bruit que l’on entend de l’autre côté est dû à une rencontre démonstrative de basket-ball pour personnes handicapées. On y retrouve plein de kiosques sur la santé et certains offrent à ceux qui le désirent d’essayer des équipements pour personnes handicapées comme des chaises roulantes de compétition…nous, on a su notre pression(excellente pour chacun de nous) et si on avait du souffle…Bernard 100% et moi 96% !!! Les différentes villes qui se proposent pour obtenir les jeux para-olympique en 2012 comme Tokyo, Madrid, Chicago(USA)…ont, elles aussi, des kiosques d’informations.
L’immeuble abritant le quartier parlementaire est long et derrière, en son centre se trouve une boule de verre, (un peu comme notre boule la biosphère sur l’Île Ste-Hélène) où les gens peuvent monter et avoir une excellente vue sur Berlin grâce à une plate-forme panoramique…mais la longue file de gens en attente nous décourage et on poursuit notre route. Sur le sol, des dalles grises marquent le lieu où se trouvait le célèbre mur de Berlin avec une inscription à cet effet indiquant 1961-1989, les dates du début et de la fin de ce mur. Cette année, le jour de mon anniversaire, le 09 novembre, cela fera 20 ans que le mur est tombé.
Le Monument à la mémoire des juifs d’Europe assassinés qui est en fait un mausolée de l’Holocauste se trouvait qu’à quelques coins de rue. En 1988, un journaliste et un historien connus ont proposé d’utiliser ce site pour commémorer la mort des millions de juifs. Le 25 juin 1999, soit plus de 11 ans plus tard, après de longs débats, le gouvernement passa un règlement autorisant la réalisation de ce monument. Le 10 mai 2005, un autre six années de passée, le mémorial de l’holocauste fut inauguré. Il comprend 2711 stèles représentant idéologiquement la mort des six millions de victimes juives à travers le monde.
Le silence s’est imposé à nous et de mon côté, il me semblait être entouré de tant de gens décédé sans avoir mérités cette terrible mort. Un nuage de tristesse survole cet endroit,
La place de « Gendarmenmarkt » est certainement une des plus belle place de Berlin. La coupole colorée du « Deutscher Dom » abrite l’exposition historique du Bundestag allemand, qui est le parlement allemand. J’y suis entré pour aller voir et j’ai fait le tour rapidement car malheureusement tout est écrit en allemand sans aucune traduction en anglais. Difficile à comprendre !
Ayant en main nos billets de transport que nous avons fait validés par la petite machine rouge, nous attendons le métro. Première observation : nous passons du trottoir, descendons un escalier et immédiatement les rails du métro sont là. Pas de longs couloirs à prendre, de guichets à traverser…les gens ont l’obligation d’avoir leur billet et il y a des vérifications régulières qui se font. Le métro en tant que tel est plus étroit que le nôtre. Les bancs sont colorés…bizarre mélange de couleurs ! Ce qui est bien, c’est qu’il y a une affiche qui nous indique dans combien de minutes le prochain métro arrivera. Nous descendons à une station près d’un canal où les bâtisses sont joliment agréables.

mercredi 22 juillet 2009

Potsdam, Allemagne. (10 juillet)

Une petite banlieue si près du grand Berlin !

Le fait que la route passait par cette ville nous a donné le goût de nous y arrêter un peu…juste pour voir. Nous avons trouvé un stationnement gratuit pour la journée par un pur hasard. Des rails nous confirment qu’un tramway passe tout à côté. On traverse la rue et on entre dans une bâtisse moderne pour se renseigner s’il existe un autobus ou un tramway ou un train qui se rend au centre-ville de Berlin. L’homme à la réception parle bien anglais et nous confirme qu’il y a bien un train qui part de la gare centrale et qui se rend à Berlin. En se retournant, l’œil de lynx de Bernard remarque l’inscription en lettre argentée « bibliotek » ! Wow !! On trouve un stationnement et du même coup la bibliothèque !!! On entre en se disant que l’usage de l’internet doit coûter 2 ou 3 euros de l’heure…mais non…la dame à l’accueil nous annonce que les ordinateurs sont au deuxième…nous nous y rendons et une longue table siège au centre de la grande pièce où se trouve au moins 20 ordinateurs avec de grands écrans…il n’y a que deux personnes assises devant chacun un ordinateur…nous faisons le tour sans voir aucune personne responsable donc nous nous installons à notre tour. Nous avons pu utiliser l’internet pendant une heure sans charge. C’est notre journée de chance !! Nous arrêtons car nous voulons profiter du beau temps car on nous annonce des risques d’orages en après-midi.
Nous nous rendons à la gare pour prendre les renseignements et en effet nous pouvons nous rendre de Potsdam à Berlin par train…un train prend 20 minutes et un autre 40 minutes…à toutes les 30 minutes. La gare se trouve au fond d’un grand centre commercial. En passant devant un local nos yeux ont captés un amas de bagages où des dizaines de valises se trouvaient les unes sur les autres et d’autres items comme des poussettes…et tout à côté on voit une bonne centaine de chaises occupées par des gens attendant…bon, je me passe la réflexion que cela doit être une salle d’attente pour des autobus. On arrête pour voir…c’est un encan d’objets retrouvés à la gare depuis une année…et cela débute dans 5 minutes, à midi. On repart pour aller au kiosque de vente des billets du train…on reviendra.
Nous avons acheter finalement une carte pour toute la journée de demain comprenant l’accès aux trains, tramways, métro et autobus pour 6.50 euros chacun. Berlin est à environ 50 km de Potsdam. Puis nous retournons à notre encan par curiosité pour voir comment cela fonctionne. Il y a beaucoup de cellulaires, des appareils-photos…il y a un prix de départ puis l’encanteur (qui est une dame) relance selon les mains levées. Les valises sont offertes sans que les gens puissent savoir ce qu’elles contiennent. Les personnes qui remportent l’objet doivent payer comptant et une taxe de 18% est ajoutée.
On a vu une dame remportée une grosse valise pour 120 euros…ce qui est très cher…j’attendais qu’elle ouvre la valise…mais elle est partie sans l’ouvrir. Moi, je n’aurais pas pu attendre…je l’aurais ouverte immédiatement. On se demande comment quelqu’un peut-il oublier une grosse valise, une chaise roulante…ou un gros ourson en peluche !!????
Cela fait, nous prenons le temps de visiter cette banlieue plutôt intéressante. Depuis notre arrivée en Allemagne on se posait la question à savoir où avait été la frontière entre l’Est et l’Ouest. En nous arrêtant à un endroit où il y a des travaux de construction (à cet endroit existait un château qui a été détruit (château plus grand que le Château Sanssouci dont je vous parlerai plus tard) deux semaines avant la fin de la deuxième guerre). Une porte avec une grande arche a été reconstruite selon l’originale par un don fait par un riche personnage. Un homme a installé une table avec des photos dudit château avant le bombardement…donne des explications aux gens intéressés. La conversation débutée en anglais se change en français. Le gentil monsieur a pu répondre à toutes nos questions. Belle rencontre qui nous a appris un peu plus sur l’histoire. Il semble que même aujourd’hui 30% des gens votent encore communisme, principalement dû au fait que le taux de chômage quasi- inexistant pendant la période du communisme est présentement très élevé. Il a même été cherché une carte dans sa voiture pour bien nous montrer où la frontière passait. Je vous ai parlé de Lübeck et bien la ligne se situait à 30 km de cette ville. En continuant notre visite nous discutions de ces informations et nous en sommes venus à la conclusion que le fait que les gens parlent très peu anglais venait peut-être qu’ils étaient du côté Est de l’Allemagne.
Revenons à Potsdam. C’est aussi une ville qui fait partie du Patrimoine mondial de l’Unesco pour son centre historique. Les édifices historiques ont une architecture très particulière.
Ce bel immeuble avec son dôme est en fait une église. L’intérieur est très simple mais avec beaucoup de grandes peintures. Bien différent de ce que nous connaissons.
Un fort orage nous a frappés lorsque nous marchions vers une église. Je vous dis que là, les fidèles s’empressaient d’entrer. L’église se remplissait. Cela n’a duré qu’une dizaine de minutes puis le soleil s’est mis au travail pour tout sécher. On allait rebrousser chemin vers notre voiture, quand nous avons décidé d’aller jeter un coup d’œil au château Sanssouci. Le parapluie présentement fermé semble être prêt à servir…je regarde les nuages sombres et même très menaçants s’accumuler et je me demande si cela éclate où nous pourrons nous cacher. Le parc Sanssouci est enfin en vue. Juste à traverser la rue..une première goutte tombe sur le bout de mon nez. Vite, nous traversons et montons rapidement l’escalier qui nous mène à l’arrière du château. Nous nous abritons dans la boutique de souvenirs. Un autre court orage ! Le soleil réapparaît. Enfin nous pouvons voir de quoi a l’air exactement ce parc. Wow ! et re-wow !! Mais quelle belle place…Le château est grand…immense.
La ville a été sévèrement bombardée lors de la dernière guerre mondiale. Elle compte environ 150,000 personnes. Potsdam a été probablement fondée au 10ieme siècle...elle a été mentionnée pour la premiere fois en 993. En avril 1945, Potsdam connait un terrible bombardement britannique qui anéantit la majeure partie de son centre historique et les archives nationales. Le gouvernement de la RDA détruisit un grand nombre des symboles militarismes prussiens, beaucoup de batiments historiques furent rasés. Potsdam était à la frontiere de la partie ouest de Berlin et par la suite la ville fut coupée de la métropole. Apres la réunification, la ville devint la capitale du nouveau Land de Brandeborg. On y trouve des sites importants comme le palais de Sanssouci édifié pour Frederic II.
On le compare souvent au chateau de Versaille mais il est plus petit. Pour nous, ce fut un moment de detente exceptionnel que cette balade dans cet immense parc-jardin. Nos pas nous portait vers un endroit mais nos yeux alertes trouvaient deux autres endroits a aller voir au même moment !! Les batiments sont en excellents états seules quelques statues sont tachées et salies mais elles serons nettoyées sous peu avec toutes les rénovations en cours que nous avons vus. Le roi Frederic avait besoin d`une résidence privée pour se détendre...il decida de se faire construire ce palais sur le sommet d'une colline pour la vue et l'ensoleillement. Sanssouci et ses vastes jardins furent inscrit au patrimoine mondial de l`Unesco en 1990.
Son emplacement, en haut d’une colline, fait en sorte que l’on le voit très bien de son jardin situé au bas de la pente. Des statues par centaines, des fontaines, des kiosques, des jardins plus intimes, d’autres bâtisses impressionnantes…vraiment un endroit où la population, autant que les touristes, peuvent profiter. L’heure et demi que nous avons pris à y déambuler fut très agréable.