mercredi 4 novembre 2009

Hillion, Pléneuf-Val-André, Erquy, Cap Fréhel et Fort La Latte. France (15 octobre)

La Baie ensoleillée de Saint-Brieuc…très plaisant.

La petite ville de Hillion nous a accueillis sous un beau soleil…malgré la fraîcheur de l’avant-midi. Un petit tour sur la place de l’église puis le désir de se retrouver sur le bord de mer était trop fort pour que nous restions plus longtemps. La rue qui nous mène à la «Pointe des Guettes» est très étroite…on souhaite ne pas arriver face à face avec un camion ou un autobus…mais pas de problème car nous sommes seuls. Un sentier part du stationnement et nous amène à un belvédère où la vue est superbe. La marée est basse…les algues vertes ont formées une immense peinture abstraite…effet très joli d’en haut. Il faut savoir qu’ici, en France, les algues vertes sont un réel problème. Nous avons entendu à la radio, plusieurs reportages qui mentionnaient que c’était quand les algues étaient en putréfaction qu’il y avait danger …les gaz qui s’échappent alors sont très toxiques…ayant même causés la mort de personnes et d’animaux.
Donc de là-haut c’est très beau mais peut-être dangereux tout près !! Dix pour cent de la production nationale de moules se fait ici…sur ces grandes enfilades de bouchots (ensemble de pieux enfoncés dans la vase servant à l’élevage des moules)…un spectacle grandiose vu l’étendue de la culture.
Autre arrêt du jour : Pléneuf-Val-André ! Le port est charmant et tout au bout de la rue qui le longe se trouve un sentier que j’ai pris plaisir à marcher pendant que mon homme se reposait les yeux…oui…vous avez compris qu’il s’offrait une petite sieste de fin d’avant-midi…c’est dur la vie de touriste ! Un escalier nous mène à un belvédère où se dresse un abri et une statue de la vierge Marie…puis le sentier devient escarpés…la vue sur la baie est magnifique sur ce balcon naturel. Cette pause terminée, nous reprenons la route vers Erquy…station balnéaire où la plage prend toute la place…du sable qui ressemble à de la farine…vite …il fallait descendre l’escalier et aller le toucher…chaud, doux …juste un mot :Wow ! Là aussi, un sentier nous amène à un point de vue sur la mer…très beau sentier…on marche lentement en pratiquant notre leitmotiv : Rien ne presse ! La petite île que vous voyez s’appelle «l’Îlot du Verdelet»… est une réserve ornithologique depuis 1973. Les oiseaux l’utilisent comme site d’alimentation, de repos et d’hivernage.
Le Cap Fréhel : Un spectacle dont l’on ne peut se lasser !
Le Cap est situé sur un site légendaire, est une réserve ornithologique… dominant une mer au bleu teinté d’émeraude…un des sites les plus impressionnants de la Bretagne avec ses falaises de 70 mètres. Un beau sentier nous permet d’avoir la mer sous les yeux à chaque instant. Le vieux phare fonctionna d’abord au charbon puis avec des becs à réverbères qui brûlaient à l’huile de poisson. Le phare actuel, dont le feu porte à 110 km, domine la mer avec ses 103 mètres a été construit en 1950.
Dernier arrêt du jour : le Fort La Latte…saisissant !
Comme le site du Fort était sur notre route, on s’est dit pourquoi ne pas s’arrêter pour aller le voir. Une petite randonnée à travers bois nous amène au Château. Construit au 14ième siècle, il a été restauré au début du 20ième siècle. Malheureusement nous n’avons pu entrer car c’était fermé mais juste de le voir comme ça se dresser au bord de mer…il en impose. Il domine la mer de plus de 60 mètres, le fort est séparé de la terre ferme par deux crevasses que l’on franchit sur des ponts-levis. Et voilà comment on a terminé notre journée de tourisme sur la Baie de Saint-Brieuc…dont nous avons apprécié chaque moment.

mardi 3 novembre 2009

Loguivy-de-mer. France. (14 octobre)

C’est Roger qui nous l’a dit….
Le ciel est couvert de petits nuages blancs et parfois il laisse voir son fond bleu. Loguivy-de-mer est vraiment un tout petit village de bord de mer. C’est au port que nous avons laissé notre kangoo…au centre du stationnement. Le côté droit a d’abord reçu notre visite. La marée est basse…quelques clicks pour nos photos puis nous revenons vers notre auto….en face de kangoo se trouve l’église du village…un personnage s’approche de nous, bottes de pluie, chandail en laine bleu marin, de gros sourcils tout blancs et des yeux bleu-gris nous regardent…il nous dit comme entrée d’introduction : «regardez le clocher…tout au bout on ne retrouve pas un coq comme à l’habitude»…on observe…on se déplace un peu…et c’est moi la première qui lui lance la bonne réponse : «Je vois un poisson». «Bien, me répond-il. Ils ont mis un poisson car le coq était trop vieux» …en souriant. Comme je lui demande s’il vient d’ici et qu’il acquiesce…je me réjouis car je peux lui demander une information sur les drôles de structure en bois, un genre de plate-forme…heureux de pouvoir nous jaser encore un peu il me donne toute l’information…ceux-là sont à brûler car maintenant ce sont les mêmes mais en aluminium…cela sert aux pêcheurs pour mettre leurs prises…pour les entreposer. Il nous raconte qu’il a été pêcheur toute sa vie…il fouille dans sa poche arrière et sort un journal plié en 4…l’ouvre et nous montre un article sur lui…une page entière …juste sur lui…sa vie sur la mer…il est fier de nous raconté qu’il a commencé à 15 ans …comme il n’aimait pas l’école, il a pris un engagement sur un bateau de pêche qui allait en Amérique du Sud, près de l’Antarctique…et il y a passé plus de 18 ans…il est même devenu le gérant de l’affaire…puis il nous a parlé du village qui n’a que 400 personnes en hiver….en passant par la deuxième guerre mondiale…tout un conteur. Après un moment nous avons fait la partie gauche du port…et en revenant on a vu notre Roger intercepter deux autres touristes pour aller raconter son bout de vie. C’est lorsqu’il a sorti son journal de sa poche que j’ai eu la puce à l’oreille…nous n’étions pas les premiers à découvrir sa vie et pas les derniers. J’aimerais bien rencontrer d’autres Roger aussi sympathique dans nos prochaines visites…un homme seul qui s’efforce de combattre sa solitude en venant passer une partie de sa journée à raconter sa vie, son village…une façon originale que j’apprécie.
Ploubazlanec : un mur de souvenirs.
Comme à Loguivy, à Ploubazlanec, la pêche aux homards et langoustes est une tradition qui perdure encore aujourd’hui. De 1850 aux premières années du 20ième siècle, les marins partaient pour une saison de 6 mois. Pour garder le souvenir des marins disparus en mer, les familles ont réalisées un mur où sont affichés des plaques avec l’inscription du nom du bateau et le nombre de marins décédés…un moment de recueillement essentiel pour nous …qui savons que la mer peut être merveilleuse mais parfois si dure. Le phénomène naturel de la marée est plus particulièrement impressionnant ici…on peut voir jusqu'à des marées de 14 mètres de marnage…soit l’un des plus important en Europe.
L’Abbaye maritime de Beauport…bien ancrée en la Baie de Paimpol ! Cet immense site a été fondé par le comte Alain de Goëlo en 1202…pendant 6 siècles, les chanoines de Beauport ont construit et magnifié un domaine de 110 hectares… qui a été vendu comme Bien national à la Révolution. L’Abbaye a été classé monument historique en 1862 et racheté en 1992 par le conservatoire du littoral pour être sauvegardée.
Saint-Quay-Portrieux : une plage qui semble nous inviter à venir marcher …oui…oui…..puis Étable-sur-mer…belle halte …et dernier arrêt du jour Binic.
Binic : surnommée le Grain de Beauté des Côtes d’Armor !
Ancien village de pêcheurs devenu au 19ième siècle premier port français pour la grande pêche à Terre-Neuve et Islande. Une cinquantaine de navires quittaient alors le port avec à leur bord près de 2000 marins embarqués (parfois dès l’âge de 12 ans), pour 6 mois de campagne. Pour ces hommes commençaient alors un travail dans des conditions souvent très difficile dans le froid luttant entre fatigue et solitude.
La jetée de Penthièvre : La jetée est cette longue muraille de granit de 350 mètres de long que nous avons marché et haute de plus de 8 mètres qui ferme le port et protège les embarcations des vents d’ouest. Appelée aussi «le môle», elle est enracinée dans les rochers de Porthenay et a nécessité 8 ans de travaux jusqu’en 1855. Elle porte le nom du Duc de Penthièvre qui vint à Binic en 1747.
Le port accueille chaque année plus de 480 bateaux au bassin.
Binic se situe dans la 5ième baie au monde pour l’amplitude de ses marées. C’est ici que vous verrez le plus fort marnage qui est la différence entre les plus hautes et les plus basses eaux lors des grandes marées …tout un spectacle.

lundi 2 novembre 2009

Trégastel, Perros-Guirec et Paimpol. France (13 octobre)

À pied sur la Côte de Granit Rose…en toute liberté.
Le petit 4°C de ce matin, est rempli d’humidité. Les vitres de notre kangoo sont embuées. Vite nous mettons nos vêtements pour mieux nous réchauffer. Heureusement le soleil est là mais ce matin il prend son temps pour nous réchauffer. Ce n’est que vers midi que nous pouvons commencer à enlever quelques couches. La route nous a conduite ce matin à Trégastel…une petite perle. Mer bleue parfois turquoise, rochers roses, granit formé il y a quelque 300 millions d’années, chaos rocheux aux formes étranges…somptueuses plages de sable fin…en fait Trégastel offre une palette de 12 plages…toutes plus attirantes les unes que les autres. Notre randonnée débute par le sentier des Douaniers sur la presqu’île Renote. La presqu’île Renote est un espace naturel protégé qui abrite de nombreux rochers tout en désordre posés sur le sable…on se balade sur des dunes, entre quelques jolies maisons…ayant des vues panoramiques sur la mer…on s’imagine facilement vivre dans ces endroits. Comme le sentier longe la mer nous y avons une vue imprenable sur l’Archipel des Sept Îles, sur l’Île du Gouffre…et sur le Château de Costaérès.
Le Château dont la première pierre fut posée en 1895. Son entrepreneur, un ingénieur polonais commença la construction de la partie est en style gothique. Hélas, il décéda en 1900, sa fille poursuivit l’édification de la partie ouest. Cette merveille, propriété privée posée sur un îlot est devenue la «griffe de la Côte de Granit».
Au cœur de la Côte : Perros-Guirec.
Son nom vient d’abord de PEN-ROS (la pointe de la colline), puis de GUIREC, l’abbé gallois qui au 7ième siècle évangélisa le pays. Un autre site naturel d’une beauté exceptionnelle …paysage insolite avec des milliers de rochers parsemés un peu partout. Sur un littoral de 13 km de côtes, avec 3 grandes plages de sable blanc…Perros-Guirec profite d’une vue panoramique sur l’archipel des Sept Îles. La plus grande plage est bornée par de grands hôtels, des restaurants, des terrasses…et une longue promenade où les bancs sont nombreux. Au bout de la promenade, se trouve un sentier côtier que nous avons fait sur une longueur de 2 ou 3 km. Chaque tournant nous offre un panorama digne de la nature à son meilleur…des rochers géants accompagne la mer turquoise…Wow ! La ville compte 7890 personnes habitants toute l’année.
La Baie de Paimpol : les pieds sur terre, la tête au large !
Paimpol
est une terre maritime : La grande pêche sur les bancs de morue d’Islande a définitivement marqué l’histoire de cette ville. De 1852 à 1935, chaque année de 40 à 50 goélettes, armées chacune de 20 à 25 hommes appareillaient de Paimpol pour aller pêcher la morue sur les côtes d’Islande. Pendant cette période, environ 120 goélettes firent naufrage à cause du mauvais temps, de la brume ou d’abordages. Soixante et dix d’entre elles furent perdues corps et biens et près de 2000 marins périrent en mer. Le phénomène des marées est ici très important…près de 14 mètres de marnage soit l’un des plus important d’Europe.
Le port bénéficie d’une situation privilégiée au cœur du centre ville. À l’époque de sa prospérité, quand plus de 80 goélettes s’alignaient dans ses bassins, on pouvait passer d’un quai à l’autre en empruntant les ponts des navires. La vieille partie est super belle et notre promenade de digestion agréable. Un petit détour à ne pas manquer.

dimanche 1 novembre 2009

Morlaix, Plougasnou et Locquirec. France (12 oct)

Dans le pays de la Baie de Morlaix.
Pourtant la mise en garde était claire : Vous, qui entrez sur le pays de Morlaix, prenez garde, vous allez y prendre goût et serez immanquablement tentés d’y revenir.
C’est sous le soleil que nous sommes entrés dans la ville de Morlaix ayant 16,000 habitants. L’ouvrage le plus visible de la ville est le majestueux viaduc en granit. Il en impose à tous avec sa prestance…Morlaix est située à ses pieds. Il fut construit de 1861 à 1864 lors de l’édification de la ligne de chemin de fer reliant Paris à Brest. Le résultat est prodigieux : 292 mètres de longueur, 58 mètres de hauteur, 14 arches et 9 arceaux…11,000 mètres cubes de pierres. La ligne Rennes-Brest fut inaugurée en 1865.
Pour découvrir cette ville il faut prendre le temps de flâner par ses venelles(petites rues) pentues, des escaliers sinueux, des jardins en terrasses, des murs de vieilles pierres dorées…et c’est ce que nous avons fait…tout en recherchant une pharmacie pour m’acheter un décongestionnant…à la première pharmacie, la dame m’a tout d’abord offert un médicament homéopathique…elle ne savait pas














qu’elle s’adressait à une sceptique en règle…c’est à la deuxième que j’ai pu avoir ce que je recherchais. Tout en se promenant nous avons de belles vues pittoresques de la cité et du viaduc. C’est en haut d’un escalier étroit que se dresse l’église St-Mélaine…fondée entre 1149 et 1157…et construite au 15ième siècle. C’est beau cette pierre dorée dont elle est construite.
Morlaix a été une ville close entourée de murailles qui renforçaient les défenses naturelles formées par les deux rivières. C’est pourquoi on retrouve les vestiges de ces murs un peu partout. La partie du port est assez importante grâce au commerce des toiles de lin. Aujourd’hui c’est un port de plaisance réputé.











Bernard en se promenant dans une allée du supermarché a découvert cette nouvelle boisson...portant le nom de Québec…vu que nous ne l’avons
pas acheté…nous ne savons pas si c’est bon !!
Plougasnou : un littoral époustouflant !
Plougasnou
c’est 17 km de côte de granit déchiqueté. Ce fut un plaisir de s’y promener. Nous nous sommes rendus jusqu’à la pointe de Primel-Trégastel qui est un site naturel spectaculaire avec ses énormes rochers de granit ocre….un lieu de promenade idéal. Au pied de cette pointe s’étire une grande plage de sable fin ainsi que de nombreuses petites criques propice à la baignade ou à la cueillette de coquillages. Pour nous marcheurs, le sentier côtier se prolonge sur plusieurs kilomètres ..tant mieux pour nous qui savons en profiter.
Puis nous avons emprunté la route côtière qui est toute en lacets pour nous conduire à Locquirec.
Beauté, douceur et sérénité à Locquirec !
Petite presqu’île de couleur émeraude au fond d’une baie protégée…Locquirec nous a dévoilé ses charmes un à un. Tout d’abord un tout petit port, un filet de sable blanc tout au tour…une grappe de rochers jetée de ci, de là…et une mer incroyable.
St-Michel-en-grève…autre arrêt nécessaire…juste à voir cette longue plage était suffisant pour obliger notre kangoo à prendre un peu de repos. Nous sommes vite retrouvés marchant les deux pieds dans le sable…on s’est dirigé vers la vieille partie de la ville…une église en bord de mer…est toujours attirante. Cette partie est fort jolie avec toutes ces maisons de pierres qui entoure l’église et son cimetière. La température est vraiment incroyable, douce, sans vent, un parfum de mer embaume l’air…c’est tout simplement merveilleux.