jeudi 17 septembre 2009

Moûtiers, Brides-les-bains, France. (30 août)

Il y a des chroniques plus agréables à écrire que d’autres !!!!
Le rythme des derniers jours est bien installé…le lever se fait en mouvement ralenti…petit café..petit regard alangui sur la route que nous ferons …et enfin départ…il est déjà 9h20.
Comme nous avions accès à internet chez notre ami McDonald…c’est là que nous avons pris notre déjeuner tout en lisant les nouvelles. D’Albertville nous avons pris la route jusqu’à Moûtiers..un court 27 kilomètres et nous y étions.
Moûtiers est située au début de la vallée de la Tarentaise dont elle est la capitale. Elle est la porte d’accès de la haute-vallée de la Tarentaise et de plusieurs grandes stations de ski françaises, dont Courchevel, Méribel, Les Menuires et Val Thorens. La ville, qui a à peine plus de 4200 personnes, est coincée entre les montagnes, dans un espace restreint, des immeubles ont d’ailleurs été construits sur les pentes. C’est pourquoi Moûtiers ne peut s’étendre davantage.
Son nom vient du fait qu’elle a grandit autour d’un monastère fondé en 996…elle s’est d’abord appelée Darantasia, puis Monasterium (qui vient du terme monastère) pour enfin donner Moûtiers. Une pause de découverte intéressante…nous avons entré voir la Cathédrale…mais l’intérieur est en plein chantier…ce que nous avons aperçu nous pousse à croire que ce sera formidable une fois les travaux achevés.
Notre kangoo s’est remis en route pour un petit détour de 12 km pour se rendre voir Brides-les-Bains.
Un tout petit village où tout existe pour favoriser la perte de poids…les restaurants affichent tous une partie de leur menu avec des plats diététiques indiquant même le nombre de calories…les hôtels offrent des forfaits spa...etc.
Pourquoi pas nous….et comme nous ne pouvions pas répondre à cette question…nous avons décidé de passer un après-midi de détente dans un de ses grands hôtels : Le Grand Hôtel-les-thermes. Une grande salle est aménagée avec une piscine carré de 10 mètres de longueur par 7 mètres de largeur…où nous pouvions actionner un système de jet contre-courant permettant de faire des longueurs tout en restant sur place…il y avait aussi une fontaine…l’eau était à 26°C…donc chaude. Nous nous y sommes prélassés un bon moment. Il y avait un sauna et un bain vapeur, un grand jacuzzi…et nous étions seuls à profiter de tout.
Après avoir fait trempette dans le jacuzzi…nous nous sommes installés sur les chaises longues disponibles sur la terrasse…un peu de soleil pour moi et l’ombre pour mon homme…nos livres…des revues disponibles…après 40 minutes de lecture je suis retourné me baigner et comme il y avait aussi un petit gym au deuxième étage je m’y suis dirigé pour une petite session de 30 minutes de vélos…oups…un pèse-personne me lance le défi…veux-tu connaître ton poids…semble-t-il me dire ? Bon, allons-y…aurais-je pris un peu de poids depuis le début de notre séjour en Europe ??? Je suis parti à 48 kg…le 04 mai dernier…et aujourd’hui, je pèse…..48.7 kg…Je m’en doutais un peu…mais .7 kg…un peu plus d’une livre…pas si mal…Nous retournerons tous les deux dans le jacuzzi …si relaxant. Bernard s’est pesé aussi…68.2kg.
Parfois je trouve que faire une chronique sur un si agréable moment est un pur plaisir…nous en avons profité au maximum…n’en doutez pas.
Nous avons repris la route pour se trouver un endroit charmant pour notre repas. Chose demandée , chose trouvée. Un bon repas de pâte arrosées d’une sauce au curry de légumes…délicieux.





















Le dernier arrêt du jour fut «le sanctuaire de Notre-Dame de la vie »…sur la route de Val Thorens. Un clocher dont la flèche est flanquée de 4 petites tourelles ressemblant à des miradors monte fièrement dans le ciel pour indiquer la présence du sanctuaire à ses pieds. Son histoire est bien obscure. Une tradition rapporte qu’un berger trouva la statue de Notre-Dame de la vie dans un sureau (arbre), au lieu-dit « Plan du sureau ». Les bellevillois se disposaient à y construire un oratoire, lorsque les matériaux, rassemblés par eux, furent transportés une nuit à l’emplacement du sanctuaire actuel. C’était un signe évident du ciel. Le sanctuaire a été construit entre les années 1632 à 1680…50 ans.
Un grand stationnement de l’autre côté de la route et de belles toilettes propres…c’est suffisant…nous y passerons la nuit.

mercredi 16 septembre 2009

Albertville, France. (29 août)

Position stratégique pour Albertville.
J’avais hâte d’être dans la région d’Albertville car nous étions déjà venu dans ce coin de pays pour une semaine de ski, de la mi-janvier au 02 février 1992 soit juste une semaine avant les Jeux Olympiques qui ont eu lieu du 08 février au 23 février.
L’histoire d’Albertville remonte à l’antiquité. Dès l’époque romaine, la position stratégique de cette ville, à l’entrée des grandes Alpes, en fait un péage nommé « Ad Publicanos ».
L’époque médiévale voit la création de deux bourgs. Au 10ième siècle Conflans se développe sur un éperon rocheux, à l’abri derrière ses murailles, la cité prospère grâce aux foires et marchés qui font sa réputation. Au 13ième siècle sur le coteau opposé se crée la ville franche de l’Hôpital.
Au 19ième siècle, en 1860 le Roi Charles-Albert réunit les deux bourgs et créa Albertville.
En arrivant du lac d’Annecy, c’est d’abord à Albertville que nous nous sommes promenés. La vieille ville est jolie…il y a eu des changements intéressants qui sont arrivés en même temps que les Jeux Olympiques…comme la création de la Place de l’Europe et d’un complexe culturel aujourd’hui incontournable Le Dôme. Le Dôme contient une salle de théâtre de 650 places, une Médiathèque où l’on peut voir de multiples expositions, un cinéma...etc.
Sur cette place on peut admirer une belle statue, une sculpture monumentale en bronze qui a été inaugurée le 02 février 1992, la journée d’ouverture des Jeux Olympiques d’hiver.
La gare est aussi un grand bâtiment qui a été faite pour les Jeux. J’imagine facilement les milliers de touristes arrivant pour voir ces fameux jeux olympiques. Il y avait au programme du jour, au parc olympique, dans la bâtisse nommée « La Halle » qui renferme une patinoire, un des plus grands murs d’escalade intérieur d’Europe, 9000 places lors des jeux olympiques de 1992 maintenant 3500 à 5500 pour les épreuves de patinage artistique et de short track (courte piste pour le patinage de vitesse), une compétition de patinage de vitesse pour choisir les athlètes qui participeront aux Jeux Olympiques de Vancouver en 2010. Vos deux reporters y étaient…voici quelques images des athlètes en action.

mardi 15 septembre 2009

Annecy, France.(28 août)

Partir flâner au cœur de la Venise des Alpes : Annecy.
Nous pensions bien dormir dans le stationnement des «camping-car» mais le fait qu’il était complet et que les voitures partantes étaient remplacées par des nouvelles arrivantes…tout ce va et vient nous décidât de retourner à Veyrier, où nous avions passé une partie de l’après-midi à la plage, …nous avions vu un stationnement et en y arrivant il n’y avait que 3 autres voitures…nous y avons passé une excellente nuit dans le calme.
Ce matin nous sommes partis tôt pour aller visiter la ville avant qu’il ne fasse trop chaud. La promenade dans la vieille ville est super…de plus nous avons découvert que le vendredi est journée de marché…et la plus grande partie de la vieille ville était encombrée de kiosques de fruits, de légumes et les plus nombreux kiosques et étals étaient ceux des fromages et des saucissons. Les artisans nous offraient des dégustations et nous avons pu ainsi goûter aux principaux produits fromagers de la région savoyarde : le reblochon de Savoie qui existe depuis le 13ième siècle. Il était autrefois fabriqué avec le lait de la seconde traite (la rebloche)… Depuis 1958, le reblochon de Savoie bénéficie de l’appellation d’Origine contrôlée. Le lait utilisé ne peut provenir que de 3 races de vaches : l’Abondance, la Tarine et la Montbéliarde, principalement nourries d’herbes pâturée pendant la période estivale et de foin en hiver. Il faut en moyenne 4 litres de lait cru et entier pour fabriquer un reblochon de 500 g. Après la collecte, le lait est coulé dans des cuves puis légèrement chauffé. On y ajoute ensuite de la présure naturelle afin d’obtenir un caillé qui est délicatement découpé en petits grains à l’aide d’un tranche-caillé. Les grains de caillé ainsi obtenus sont répartis dans des moules. On pose alors la pastille de caséine pour l’identification du Reblochon, puis un poids destiné à presser le fromage pour terminer l’égouttage et éliminer l’excédent de petit-lait. Après plus d’une heure de pressage, pendant laquelle il est retourné, le fromage est alors démoulé puis salé.
Le Reblochon est ensuite posé dans un séchoir 4 jours avant d’être placé pendant au moins 15 jours en cave d’affinage où il sera lavé et retourné régulièrement….voilà pourquoi il est si savoureux…
le Beaufort qui est une pâte pressée et c’est son affinage de plus de 5 mois qui en fait un fromage très savoureux….l’Abondance né au 14ième siècle,..un fromage de caractère….le Tome des Bauges fabriqué en alpage avec une croute fleurie…le Tomme de Savoie un fromage rigoureusement protégé et beaucoup d’autres.
Nous avons pu déguster aussi des saucissons de chevreuil, de sanglier et des viandes séchées…tout était délicieux.
Je vous parle un peu de cet hôtel 4 étoiles qu’est «L’Impérial Palace» …ouvert en 1913, il n’est pas seulement un luxueux hôtel, on y trouve aussi le casino et le centre de congrès. Nous y sommes entrés et c’est vraiment un très bel hôtel. Au pied de sa terrasse, côté lac, une roseraie embaume l’air. Ce qui fait le charme de cette ville, Annecy, c’est bien entendu ses canaux. Les terrasses des bistros et des plus grands restaurants ont leurs tables et chaises bien implantés tout au long de ces canaux. Les rues étroites de la vieille partie nous offrent une ombre bien appréciée. Qui dit canaux dit aussi petits ponts…en brique ou en fer forgé…le plus romantique est sans conteste le «pont de l’amour» situé tout près du lac. Nous avons adoré cette petite escapade hors des Alpes…fortement appréciée.

lundi 14 septembre 2009

Lac d’Annecy, France. (27 août, jeudi)

Un grand bol d’air et d’eau purs….
Deux ingrédients mis ensemble et voilà un changement au programme accepté. Le premier ingrédient et le principal est l’annonce pour les prochains jours d’une vague de chaleur…avec des températures avoisinant les 30°C, le deuxième aussi essentiel est le fait que lors de notre visite à la belle bibliothèque de Megève sise dans le complexe sportif, j’ai pu lire un livre sur la région du lac d’Annecy dont les images étaient formidables…si formidable …qu’après les avoir fait voir à mon chauffeur …on a décidé de modifier notre itinéraire immédiatement.
En partant de Megève à 1113 mètres d’altitude nous allons vers le lac d’Annecy qui lui, est à 447 mètres. C’est en lisant la carte routière que j’ai vu qu’il y avait un tout petit village nommé «St-Ferréol»…(Notre dernière maison était située à St-Ferréol-les-Neiges au Québec )il fallait faire un petit détour mais je n’ai pas eu de la difficulté à convaincre mon homme qu’il fallait immortaliser cet instant….voilà la preuve.
Je sais que j’ai radoté pas mal sur la beauté des lacs de Suisse…leur couleur incroyable et leur limpidité…pour la France je m’étais dit que je ne retrouverais peut-être pas cette qualité d’eau…que je suis mauvaise langue !!! Dès que nous avons vu le lac, nous nous sommes empressés à nous arrêtés pour juger l’eau. Eh bien …Chapeau chers cousins français…votre eau a la netteté, la transparence d’une piscine….elle est vraiment translucide. Wow !!! Bravo à vous ! Le lac est alimenté par des rivières et une source sous-lacustre…on nous dit que c’est pour cette raison que l’eau est si agréable pour la baignade. Nous avons commencé notre tour du lac par la «rive plein soleil» qui porte bien son nom. Premier arrêt la ville Talloires...petite mais fort charmante avec sa petite église St-Germain. Talloires a 3 plages…tout au long du tour de ce beau lac nous retrouverons des plages accessibles toutes plus tentantes les unes que les autres. Nous nous sommes arrêtés à Veyrier-du-lac où la chaleur intense et une plage disponible nous a accueilli pour quelques heures. Une fois nos maillots enfilés, nos serviettes étendues sur le gazon…il ne restait plus qu’à aller goûter cette eau. La température de l’eau en été pour la baignade joue entre 20° et 24°C…donc très confortable. La baignade a été un vrai plaisir...à en sauter de joie.
Voici quelques informations sur ce lac Annecy :
Il a une longueur totale de 14 kilomètres. Dans sa partie la plus large il mesure 3.5 km…dans sa plus petite partie que 800 mètres. Il couvre 27 km2 et il a une profondeur maximale de 80 mètres et en moyenne 42 mètres.
La France regorge de bons fromages et pour notre repas nous avons voté pour une petite meule de 240 g de reblochon et une petite brique de Chevrotin 200 g. accompagné d’une bonne baguette. Nous ne pourrons manger que la moitié de ces fromages…tant mieux ….on sait ce que nous mangerons demain. C’est sur un banc de couleur vert que nous avons pu déguster ce petit pique-nique improvisé devant le lac. Une belle promenade longe le lac …un endroit pour les vélos et les patins à roues et une place pour les piétons. Nos fromages ont été deux très bons choix…il y a tant de fromages dans les grandes surfaces et même dans les petits dépanneurs…que nous ne pourrons jamais tous les essayer. Les comptoirs de fromages sont impressionnants…en plus ils ont tous l’air si bons !!!
La fin de la journée s’est passée à se promener le long du lac et à visiter un peu la vieille ville d’Annecy (du même nom que le lac)…très très belle vieille ville…à suivre demain.

dimanche 13 septembre 2009

Praz-sur-Arly, France. (27 août)

On se rappelle cette période….décembre 89 à avril 1990.
Praz-sur-Arly est un petit village alpin d’à peine 1349 habitants en 2007. Mais à cette période il y avait à peine 900 personnes. Au centre du village régnait LE «Village-Vacances Famille». Ce club était composé de l’édifice principal qui contenait le bureau d’accueil, la grande salle à dîner et plusieurs étages de chambres.
Le nombre de lits touristique que la commune disposait ne dépassait pas 2000 tandis qu’aujourd’hui, en 2009, elle en compte plus de 10,330…d’où est venu ce regain touristique ?
La courte présence de quelques mois au début de l’année 1990, d’une jeune québécoise de 28 ans, portant le nom de Nicole Mongrain marquât à tout jamais le village. Son contrat de travail mentionnait qu’elle devait travailler à l’accueil des touristes…et elle s’occupât si bien des touristes …que le bouche à oreille des voyageurs satisfaits se répandit comme de la poudre. Les années de vaches maigres furent remplacées par une abondance de touristes jamais vu auparavant. Bernard, notre enquêteur, se promenât avec son micro pour récolter les souvenirs des gens présents à ce moment.
Mme Muriel Cazaubon lui confia qu’elle avait bien connu cette jeune femme vu qu’elle était femme de ménage durant la même période. «C’était une jeune très dynamique et très gentille, elle avait toujours un bon mot pour chacune de nous. » racontât-elle en reniflant. «Ah, c’était le bon temps !»
Monsieur Jérome Mouton, quant à lui, se rappelle très bien de cette jolie nénette… «J’en était amoureux fou…mais jamais je ne lui ai déclaré mon amour ! Lorsqu’elle partit elle m’a brisé le cœur pour l’éternité.» À l’office du tourisme, un mur entier est orné d’une grande murale où l’on voit cette Nicole au travail, sourire aux lèvres, annonçant à un couple de touristes qu’ils étaient bien arrivés au paradis…avec une banderole où l’on peut lire : MERCI NICOLE !
On peut dire que ce village a une bonne mémoire.

Cette chronique a été écrite en pensant à ma petite sœur qui passât en effet quelques mois dans ce coin de pays. J’espère que j’aurai réussi à la faire sourire…et à te rappeler quelques souvenirs. Maintenant le club a un nouveau nom : Club Bélambra et toutes les photos ont été prises ce jour.
Tourlou Nicole.