samedi 12 septembre 2009

Chamonix, France. (23 août)

Un dimanche à la montagne…nous sommes revenus claqués mais émerveillés.
Une journée de randonnée commence toujours tôt. C’est à 6h10 que nous nous sommes réveillés et mis nos petits corps en mouvement. Le temps de ranger la chambre, de préparer nos sacs, de remplir nos deux bouteilles d’eau fraîche et froide à la fontaine près de la rue piétonnière et nous étions prêts à débuter notre expédition. Nous avions vu la veille que ce sentier vers le Montenvers Mer de glace avait une durée de 2h00 à 2h30 selon les brochures…donc nous avions prévu être de retour vers les 13h00…vu que nous partions à 7h30. Le ciel complètement bleu et les sommets totalement dégagés nous assuraient une randonnée du tonnerre. À 6h00 il faisait 10.1°C , cela faisait du bien après les dernières nuits de canicule à 17° ou 18°C. C’est pourquoi j’avais endossé mes bottes de marche, un pantalon et que je portais mon coupe-vent. Bernard, plus zen, portait ses shorts, ses souliers de course et aussi son coupe-vent. Nous avions oublié d’acheter du lait hier, donc pas de céréales pour le déjeuner…nous avions que deux paquets de 10 biscuits chacun au chocolat…on s’est dit que nous prendrions nos bols de céréales au retour vers les midi ou 13h00…pas de problèmes. Le sentier monte doucement…nous sommes à l’ombre donc très confortable avec nos coupe-vents. Nous ne rencontrons qu’une seule personne jusqu’au relais «La buvette», située à 1638 mètres d’altitude (nous étions partis à 1035 mètres), il était 9h30
La petite affiche nous indiquait qu’il y avait un autre 45 minutes à faire pour arriver à notre destination. Un peu d’eau , quelques biscuits pour nous donner un peu d’énergie…et on repart.
De cette place, le sentier se fait plus exigeant…les roches sont très présentes…des petites, des grosses, une échelle en fer…il faut être plus concentré et bien regarder où l’on dépose nos pieds.
On commence à avoir un peu de soleil…donc on enlève nos coupe-vents et pour moi le bas de mon pantalon pour me retrouver en short aussi. Le sentier est très fleuri et les paysages que nous voyons sans cesse sont éblouissants…c’est la nature à son meilleur. Nous sommes chanceux car il n’y a personne…nous sommes seuls. C’est vers 10h10 que nous arriverons à Montenvers Mer de glace. Il y a un petit train rouge qui fait le trajet jusqu’au même endroit (celui dont je vous ai parlé dans la chronique d’hier), en 20 minutes qui est à 1913 mètres d’altitude.
La Mer de glace est le plus grand glacier de France avec 7 kilomètres de long , 40 km carré de superficie, et jusqu’à 120 mètres d’épaisseur. Appelée ainsi par les Anglais qui l’ont admiré les premiers, à cause des vaguelettes de glace qui recouvraient sa surface. De là, il faut suivre un sentier de 15 minutes qui descend et qui nous amène à un long escalier de 350 marches pour arriver tout près de la mer de glace. Tout au long de la descente des écriteaux accrochés aux rochers nous indique jusqu’où allait le glacier selon les différentes dates. La première date fut celle de 1890, puis 1920, 1980, et 2000. C’est vraiment étonnant de voir à quelle vitesse le glacier fond. Tout en bas nous avons l’occasion extraordinaire de pénétrer à l’intérieur du glacier…oui, oui, vous avez bien lu…à l’intérieur du glacier, grâce à une grotte de glace taillée chaque année dans ses entrailles. Recreusée entièrement tous les ans du fait de l’avancement du glacier…Je croyais que cette grotte n’avait qu’une dizaine de mètres de profondeur…mais non…il y a deux tunnels qui forment un rond d’environ 150 mètres. Elle permet d’admirer les sculptures de glace qui retracent la vie des montagnards du 19ième siècle. C’est IMPRESSIONNANT de savoir qu’il y a encore un bon 100 mètres de glace au-dessus de nos têtes…et toucher cette glace et voir les cristaux aux travers de la glace translucide. Bien sûr qu’après cette visite il a fallu remonter les 350 marches, le 15 minutes de sentier jusqu’au point de départ. De là, nous avons décidé de monter un ptit 5 minutes pour voir la terrasse où les gens débarquent du train…il y a des boutiques, un restaurant…une autre petite grotte de 40 mètres où l’on peut voir des cristaux de différentes pierres que l’on trouve dans la région. Il y a aussi un grand hôtel… «Le grand Hôtel du Montenvers» inauguré en 1880 à l’époque où les mulets et chaises à porteurs hissent les premiers touristes…et de là partent d’autres sentiers. Une petite discussion et nous décidons que nous préférons être dans la nature et nous partons faire une randonnée de 45 minutes qui nous amènera à un point de vue sur l’aiguille du midi…il est midi…on monte, monte…nous mangeons quelques biscuits et buvons l’eau que nous avons…nous arriverons à 2204 mètres d’altitude. La vue que nous avons sur l’aiguille du midi est très belle. En fait tout au long du sentier, nous aurons passé la journée à nous exclamer. Je prenais le temps de faire un peu de yoga…il faut prendre le temps d’apprécier ce que la nature nous donne. On commence un peu à être fatigués…on prend un nouveau sentier qui nous pensions devait nous ramener à Chamonix…selon les dires d’un randonneur à qui nous avions demandé le renseignement mais il contourne le flanc de la montagne pour nous ramener à 14h00 à l’hôtel. Nous refaisons le plein d’eau et on reprend la descente du retour. Nous arriverons finalement à l’auto à 16h35…soit 9h00 après notre départ. Ce sentier est un vrai trésor..nous avons adoré cette promenade en haute montagne et nous sommes assurés que le sommeil se présentera dès que nous poserons nos jolies têtes sur nos oreillers. Nous n’avons pas le cœur à faire le repas et décidons que nous mangerons nos céréales du matin. Finalement nous serons revenus avec la deuxième boîte de biscuits au 2/3 pleine !!!!Mais les bouteilles d'eau à sec !!!

vendredi 11 septembre 2009

Chamonix, France. (22 août)

Un samedi au pays du Mont Blanc.
Samedi a été la journée pour découvrir la ville. Chamonix aux premiers abords est un village alpin un peu quelconque. L’architecture est plutôt banale…rien à comparer avec Verbier en Suisse. Mais plus nous pénétrons dans la ville plus les rues semblent intéressantes… les immeubles sont plus colorés et fleuris…des paniers de fleurs égaient les rues et les balcons…je rectifie ma première impression…Chamonix est jolie…et de plus je crois que c’est la présence de milliers de personnes dans les rues qui font tout le charme de Chamonix. Il est vrai que si bien entouré cela aide beaucoup. Chamonix est entourée de hautes montagnes dont LE plus haut sommet d’Europe …le Mont Blanc avec ses 4810 mètres d’altitude.
Il y a plusieurs jolies places…dont la Place du triangle de l’amitié où se trouve l’office du tourisme et l’église St-Michel…la Place du Mont Blanc où chaque samedi matin il y a un marché de fruits, de légumes, des tonnes de saucissons, du fromage…hum…délicieux !
Chamonix est un endroit où l’environnement compte….106 points de collecte de déchets équipés de conteneurs semi-enterrés «moloks» permettent de trier 8712 tonnes de déchets ménagers par an, dont 996 tonnes de verre, et 691 tonnes d’emballages. Le verre et l’emballage sont recyclés, le reste des ordures ménagères est incinéré, cette incinération permet de produire de l’électricité. (valorisation énergétique).
Le transport est gratuit dans le centre-ville avec la navette urbaine «Le Mulet». La compagnie du Mont Blanc qui est propriétaire des remontées mécaniques de la vallée, met à la disposition de ses employés une navette pour les déplacements domicile-travail, afin de limiter les émissions de polluants et gaz à effets de serre liés aux transports.
L’investissement dans une tour de refroidissement à la patinoire permet de réduire la consommation d’eau : 140,000 m3 en 2005 à 10,000 m3 en 2008.
Parlons un peu de randonnées…Chamonix regorge de randonnées allant de la plus facile aux plus expérimentées. Les classiques menant à de nombreux lacs (lac Blanc, lacs Noirs, lac des Chéserys…)les itinéraires évoluent sur des zones appelées Balcons (sud, nord) qui débutent au pied de Chamonix à 1035 mètres d’altitude…la plupart offre des vues imprenables sur le Mont Blanc, l’Aiguille du midi
A travers de la ville il y a beaucoup de grandes affiches qui racontent la vie des guides de montagne, la découverte du Mont Blanc…elles nous renseignent et le tout est très intéressant. La ville et ses alentours est un merveilleux terrain de jeux..on peut y pratiquer le vélo, le golf (27 trous), le parapente, l’escalade, …
De nombreuses statues ont leur place sur la voie publique, celle-ci représente le moment où le Mont Blanc fut découvert. L’homme indique avec son doigt la direction du Mont Blanc.
Il y a plusieurs trains qui desservent les différents monts…donc voici un peu d’histoire…
De 1908 à 1954, le service des trains de Chamonix Mont Blanc au Montenvers Mer de glace était assuré par 8 locomotives à vapeur. Ces locomotives construites en Suisse d’un poids de 22 tonnes en ordre de marche développaient 250 chevaux vapeur. Elles poussaient sur la ligne en rampe de 22% deux voitures à voyageurs à la vitesse de 8 km heure. La durée du voyage était de 53 minutes, y compris les arrêts en cours de route pour les prises d’eau. Les locomotives consommaient 400 kilos de charbons par course. Chaque train comprenait deux voitures de voyageurs, l’une fermée de 60 places et l’une ouverte de 60 places également.
Le service électrique de remplacement a été inauguré en 1954. Le voyage dure maintenant que 20 minutes.

jeudi 10 septembre 2009

Genève, Suisse . (20 août)

Chaleur et soleil au rendez-vous.
En déambulant dans la vieille ville nous avons aperçu une boutique de soulier fort bizarre…les souliers Mbt …vraiment étrange …la semelle est recourbé…les orteils et le talon ne touche pas le sol…trop intriguant…il fallait que je les essaie…la dame s’est fait un plaisir de me donner la bonne grandeur…une fois enfilé…on se sent comme sur des échasses…il paraît que cela aide à étirer la jambe, à galber les fesses…excellent pour la santé…ce sont les propos de la vendeuse…Bernard les a aussi essayé et il trouvait que cela lui rappelait une marche sur un sol en pierres inégales donc un peu en déséquilibre. On nous a dit qu’il y avait des succursales au Canada…même si je n’avais jamais des souliers pareils !
Le JET D’EAU impressionnant….A l’origine simple soupape de sécurité de l’usine hydraulique de la région, le jet d’eau s’est au fil des ans transformé en un véritable symbole de Genève. Il a trouvé sa place définitive dans la rade ( vaste bassin protégé ayant issue libre vers la mer et où les navires peuvent trouver un bon mouillage) en 1891, devenant ainsi une curiosité touristique. Ce n’est qu’en 1951 qu’il a été équipé d’une station de pompage autonome propulsant 500 litres d’eau par SECONDE à 140 mètres de hauteur. La vitesse de l’eau atteignant 200 km/hrs et il y a 8 projecteurs totalisant 9000 watts illuminent la colonne liquide qui s’élancent vers les nuages. À notre arrivée le matin à 8h00 elle n’était pas en fonction…ce n’est que vers midi que nous l’avons vu…à moitié…au centre-ville…impressionnant…et encore plus lorsque nous sommes sur la rade.
Le mur des réformateurs : c’est en 1909, année du 400ième anniversaire de la naissance de Jean Calvin et du 350ième anniversaire de l’Académie de Genève que débuta la construction de ce mur dans le parc des Bastions. On adossa ce monument à une partie des anciennes murailles qui jusqu’au milieu du 19ième siècle entouraient la ville. Au centre du mur, haute de 5 mètres, sont réunies les 4 grandes figures du mouvement : Guillaume Farel, Jean Calvin, Théodore de Bèze et John Knox.
La place Neuve : Aménagée au-delà des anciens remparts, cette place est devenue le haut lieu culturel de Genève…elle comprend le Grand Théâtre (opéra), le prestigieux conservatoire de musique et le musée Rath (célèbre pour ses expositions de renommée internationale.) La statue au centre représente le général Dufour, héros national et premier réalisateur d’une carte géographique de la Suisse.
Nous avons pris plaisir à se promener dans le grand jardin anglais qui longe le lac. La grande fontaine de bronze à vasques superposées soutenues par des naïades…datant de 1862…je n’ai pu m’empêcher de tendre ma main pour sentir l’eau fraîche…cette main mouillée est venu s’assécher dans mon cou brûlant.
La canicule est vraiment présente…heureusement il y a un petit vent et que la température est plutôt sèche. La cathédrale est un édifice impressionnant et l'intérieur plus simple.
Nous avions déjà visité cette ville en 1986 mais je n'avais gardé aucun souvenir tangible...cette fois-ci je me rappellerai avec beaucoup d'agrément notre passage dans cette ville dynamique.

mercredi 9 septembre 2009

Genève, Suisse. (20 août)

Journée d’alerte orange à Genève !
Lieu traditionnel de rencontre depuis plus de 2000 ans, Genève compte aujourd’hui près de 400,000 habitants. La langue officielle est le Français mais l’anglais et l’allemand est utilisé aussi. La ville est à 373 mètres d’altitude et côté climat, la température moyenne en hiver est de 10°C et en été de 23°C. On nous a dit que la neige ne demeurait pas au sol…donc pas d’accumulation. Plus d’un tiers de citoyens venant de 157 nations consacrent son rôle international. Terre d’accueil au 16ième et 17ième siècles des protestants persécutés dans leur pays, elle est devenue le berceau de la Croix Rouge en 1863. En 1919 c’est à Genève que le président des Etats-Unis Woodrow Wilson décida d’installer le siège de la Société des Nations. Aujourd’hui cette ville abrite quelques 200 organisations internationales gouvernementales et non gouvernementales, dont l’Office des Nations Unies, auprès duquel sont accréditées 150 missions diplomatiques. Considérée comme la «Ville de la Paix», elle est le siège de plusieurs institutions humanitaires.
Magnifiquement située sur les rives du plus grand lac d’Europe occidentale, au pied du Jura et aux portes des Alpes…Genève possède vraiment TOUS les atouts pour nous charmer.
Depuis environ 12,000 ans avant notre ère, les traces archéologiques attestent du peuplement de Genève. J’ai lu qu’en l’an 58 avant J-C il y a eu réunion par Jules César, lui-même, des deux rives du Rhône par un pont, sous la domination de Rome !!! Ce n’est pas d’hier !!!
La première chose que nous avons vu de Genève ce sont les bains des Paquis. Il faut bien dire qu’à 8h00 le matin, il n’y avait pas foule…mais quand même plusieurs personnes étaient à l’eau et prenaient plaisir à faire quelques longueurs ou tout simplement se rafraîchissaient un peu. En fin d’après-midi il y avait foule…plus aucune place de disponible…bien compréhensible lorsqu’il fait 34°C à l’ombre.
Genève regorge de musées et il y en a beaucoup donc l’accès est gratuit. Nous avons ainsi pris le temps de visiter le jardin botanique qui comprend une collection de 16,000 espèces…la Maison Tavel qui est la plus ancienne demeure privée genevoise datant du 12ième siècle. Depuis 1986 elle abrite le musée du vieux Genève qui retrace l’histoire et la vie quotidienne des genevois du 14ième siècle au 19ième siècle…très intéressant et nous n’avons pas manqué, au dernier étage, le plus grand relief de Suisse réalisé par Magnin...qui montre la cité aux alentours de 1850…cela lui a pris 16 ans à la réalisée…un travail de moine mais fort bien réussi.
Un musée qui nous a offert sa climatisation pour une petite heure est celui d’histoire naturelle…les animaux empaillés étaient d’un réalisme …les oiseaux surtout m’ont intéressés.
Il y a deux journaux quotidiens, le «20 minutes» et «Le matin Bleu» qui sont distribué gratuitement à travers la ville.
Le journal «20 minutes» du 20 août titrait : «La Suisse reste un îlot de cherté au cœur de l’Europe». Article intéressant où l’on apprend que «la ville de Zurich est en deuxième place, immédiatement après Tokyo, suivie de Genève, où les denrées alimentaires coûtent le plus cher. En Suisse, l’alimentation vaut près de 45% de plus que dans les autres pays d’Europe occidentale. (suite demain)
ATTENTION : Nous sommes le 09 du 09, 2009 ....est-ce dangereux ?

mardi 8 septembre 2009

Prangins, Nyon, Suisse. (18 août)

Chaleur torride et tropicale au lac Léman !
Aujourd’hui nous avons débuté plus tôt notre rôle de touriste car la journée s’annonce très très chaude. À la radio, autant en France qu’ici en Suisse nous sommes dans une période de canicule intense… l’alerte orange a été lancée…
il faut être prudent ne cesse de répéter la radio…boire beaucoup d’eau et éviter les exercices trop physiques. Nous prenons ces avertissements un peu à la légère…sauf pour l’eau où chaque fontaine que nous voyons reçoit notre visite pour un petit remplissage d’eau fraîche dans une petite bouteille bien sollicitée.
C’est à Prangins que nous avons stationné notre cher kangoo…un stationnement à 200 mètres d’une petite marina avec toilette et douche…c’est suffisant pour nous convaincre d’y passer la prochaine nuit…un stationnement permis pour 72 heures.
De la marina, le lac est beau et nous apercevons un beau château…le château de Nyon où se trouve le musée national suisse…un beau château du 18ième siècle doté d’un superbe parc à l’anglaise et d’un jardin potager où l’un cultive encore fruits et légumes de l’époque…et comme il surplombe la ville nous y avons une belle vue sur le lac et sur Nyon.
Ave Cesar ! Car Nyon est la plus importante colonie romaine de Suisse romande. Elle a conservé de précieux vestiges de cette époque en ville et dans son musée. La ville est très agréable à marcher…des rues étroites où l’ombre est omniprésente et bien appréciée lorsque le thermomètre monte…grimpe…35°C !!! Ouf !!
Nyon a été connu et popularisé par une bande dessinée très populaire…Tintin et son fidèle ami Milou dans « L’affaire Tournesol ». Ce livre a été publié par Hergé en 1956. Ce grand dessinateur de BD avait choisi la Suisse et plus particulièrement Nyon pour pimenter l’intrigue de la disparition du Professeur Tournesol. Une petite brochure du bureau touristique propose un itinéraire où l’on peut voir les différents endroits que l’on retrouve dans la bande dessinée. Je l’ai bien examinée et en effet il est facile d’identifier le quai des Alpes reconnaissable avec sa rangée d’arbres et ses bancs verts, la fontaine du Maître Jacques dans la rue de rive…etc.
Un peu d’histoire : Les origines de Nyon remontent vers 45 avant Jésus Christ. Après avoir conquis la Gaule, Jules César décide d’implanter sur les bords du lac Léman la colonia Lulia Equestris. Son centre urbain, pour lequel on connaît également le nom de Nyon. On y construit dès le début de notre ère des monuments publics imposants. La cité prospère pendant les deux premiers siècles après J-C. Un déclin s’amorce vers le milieu du 3ième siècle, mais la colline de Nyon ne cessera jamais d’être habitée.
Nous avions décidé d’aller visiter Genève demain MAIS la canicule annoncée …avec un record possible à battre nous a fait changé d’idée…nous resterons une autre journée sur le bord du lac où nous pouvons nous baigner et avoir une douche disponible à volonté…rien ne presse…nous prenons congé demain…et profiterons bien de cette journée…croyez-nous !

lundi 7 septembre 2009

Rolle, Suisse. (17 août)

Journée de repositionnement…
Bien oui…ce n’est pas parce que le mot REPOS débute le mot repositionnement que nous avons chômés….quoi…vous me dites que cela ressemble à de la dissimulation…non…non…la preuve, c’est que les heures de l’avant-midi se sont écoulées sans que nous ayons le temps de nous en apercevoir. Déjà midi…nous avons délaissé l’autoroute pour la route qui longe le lac Léman.
Rolle est un petit village où nous avons décidé de passer la journée. Un stationnement de 10 heures permis… et nous voilà en sécurité pour la journée. La marina est petite mais comprend beaucoup de bateaux…à moteur ou à voile. Un sentier longe le lac…qui s’accompagne de petits parcs …plus charmant les uns que les autres…et surprise…un immense château se dresse sur la rive. Un parcours de santé est suggéré aux touristes pédestres…3.4 km que nous prenons, avec l’intention de bien faire tous les exercices proposés. La plage se révèle au bout de la rue où se trouve un grand camping. Une belle pelouse verte, de grands arbres bien pleins qui nous offrent une zone ombragée où nous étendons nos serviettes ….pour tout l’après-midi….lecture et lecture. Nous avons la chance de lire deux excellents livres…deux romans. Les 30°C annoncés et bien présents nous poussent à aller faire saucette dans cette eau à 24°C…une eau fraîche comme je les aime…Bernard semble moins apprécié…mais il s’est donné la peine de se baigner quand même. Notre deuxième repas du jour a été confectionné à même une autre partie ombragée…une petite douche du côté du camping et nous terminerons la journée avec une petite pause internet.








Discussion de tourisme…et dégustation.
Nous étions dans une grande surface …à examiner les produits alimentaires…quand en passant entre deux rangées j’ai vu cette jeune femme qui offrait, en dégustation, des chips de différentes saveurs. Ce qui m’a poussé à venir goûter …c’est la saveur affichée… «saveur wasabi»…comme j’adore les sushis…et le wasabi par conséquent…je me suis approché et profité de l’occasion pour goûter cette nouvelle saveur. Délicieux…on retrouve ce petit goût piquant qui s’accentue davantage après quelques secondes. On commence à discuter …Bernard vient me rejoindre…goûte aussi et aime …la jeune femme arrivait d’un voyage au Québec où elle a visité, en compagnie de sa petite fille et de son mari, la ville de Québec, la région de Tadoussac, les baleines, le lac St-Jean, Montréal, L’Abitibi…Ouf…tout ça en moins de 15 jours…ils ont bien aimé le Québec…sauf qu’ils trouvaient les levers un peu froid …à 16°C !!! Voilà une rencontre agréable…nous lui avons aussi confirmé que nous adorions la Suisse.

dimanche 6 septembre 2009

Lausanne, Suisse. (16 août)

Lausanne, capitale olympique.
Lausanne est une des villes importantes de la Suisse. Elle compte près de 130,000 habitants et son territoire varie d’une altitude de 372 mètres au bord du lac Léman, à 495 mètres au centre-ville et à plus de 852 mètres au nord de la
ville. Elle bénéficie d’un climat doux sans hiver rigoureux…la température moyenne annuelle est de 14°C et pour l’été une moyenne de 24°C. Comme aujourd’hui ils annoncent
plus de 31°C…nous ferons augmenter la moyenne annuelle !!!Le berceau de la ville est un délicieux ensemble médiéval …










les maisons étroites et hautes sont blotties les unes contre les autres…elles abritent des boutiques, des galeries …au rez-de-chaussée et des logements pour les autres étages.
La cathédrale est perchée au sommet de la colline de la Cité. C’est un bel exemple de l’architecture gothique du 13ième siècle. Elle domine le centre de la ville. C’est la cathédrale la plus grande de la Suisse. La tour est la demeure d’un personnage mystérieux qui annonce les heures de vive voix chaque soir de 22h00 à 2h00. Il s’agit du célèbre guet de la cathédrale qui perpétue une tradition vieille de plus de 600 ans. Au Moyen Âge, ce guet avait pour fonction de donner l’alerte en cas d’incendie car la majorité des maisons de la ville étaient construites en bois.
Cet édifice se nomme La tour Bel-Air…il a été construit en 1932. Avec ses 55 mètres de hauteur, ce gratte-ciel était l’un des premiers en Suisse. À cette époque, beaucoup de Lausannois s’opposèrent à sa réalisation, prétendant qu’il concurrencerait, de par sa taille, la bonne vieille cathédrale.
C’est consciencieusement que nous nous sommes promené au travers de la ville…cependant…le soleil trop présent nous donnait des sueurs…nous avons préféré après un certain temps, la zone verte de la ville et la plage de Vidy…située aux portes de la ville…en se déployant au bord du lac…pour le plus grand bonheur de la population et des pauvres touristes en manque d’ombre. Le parc était rempli de gens...presque tous se faisaient un BBQ...on voyait la fumée se levée de tout bord tout côté...et on entendait jaser toutes les langues...italien, espagnol, anglais, et même créole. Tout à côté se trouve un port de plaisance…où un va et vient continuel…les voiliers ou autres bateaux à moteurs entraient ou sortaient.
Lausanne est aussi le siège du Comité International Olympique (CIO) depuis 1915, grâce à l’esprit visionnaire du baron Pierre de Coubertin. Elle a été promue Capitale Olympique en 1994.

Je n’aurais jamais cru cela possible en Suisse…
Après une belle et chaude journée à Lausanne, nous avons repris la route pour se rendre à la première halte routière sur la A1. L’annonce de la halte…puis nous y voilà…à peine 7 ou 8 km de la ville. On s’installe pour lire un peu puis l’heure avançant et le soleil déclinant nous amena à penser à préparer notre chambre ambulante. Je me dirige vers les toilettes …un bâtiment récent…quelques années…deux beaux lavabos, une belle céramique au sol et sur le mur…le tout très propre. J’ouvre une première porte…je vois au sol un trou et je pense immédiatement que c’est certainement le coin pour le nettoyage des toilettes…là où vider le seau d’eau…j’ouvre une deuxième porte…la même chose m’apparais…la troisième porte me renvoie la même image !!! Mais ce que je vois ce sont bien des «toilettes à pédale» comme nous les appelions en 1977 lors de notre premier séjour de 3 mois à travers l’Europe…un trou au sol et deux endroits où déposer nos pieds…il suffit de bien viser !! Comment en 2009…en Suisse…pays riche où les milliards volent pour aider la pauvre petite banque UBS…et où ils ne sont pas capable de se payer 3 bols de toilettes !!!! J’aurais pu comprendre cela dans un pays moins riche…dans le grand nord de la Finlande par exemple, mais à moins de 10 km de la grande ville de Lausanne…dans un bâtiment très récent…qui a proposé cela et QUI a accepté le projet…j’aimerais bien voir leurs femmes ou conjoints se servir de ces toilettes….Pour toutes ces raisons je décerne officiellement le prix de la plus ridicule halte routière à la Suisse. Bravo pour votre IMBÉCILITÉ !!!