mercredi 5 août 2009

Innsbruck, Autriche. (22 juillet)

Mes souvenirs étaient-ils à la hauteur ?

Nous avions visité Innsbruck lors de notre long voyage en Europe, 3 mois, en 1986. Pour nous, nous avions décerné le prix de la plus belle ville à Innsbruck. J’avais hâte de revoir cette ville juste pour voir si mes souvenirs étaient exacts et si je la retrouverais comme je l’imaginais. La route commençait juste à être occupée, vers 7h20, que nous prenions la sortie « Innsbruck Ost » (Innsbruck Est)…j’essayais de suivre sur la carte que j’avais ouverte sur mes genoux mais c’est très difficile de se situer car les rues sont très peu affichée. Ce n’est pas le cas exclusif de Innsbruck mais toutes les villes que nous avons visitées ont le même problème…pourquoi seigneur ne mettent-ils pas les noms sur les coins de rues ??? Difficile la vie de touristes sur roue !!!
Lorsque j’ai mentionné à mon chauffeur qu’il pouvait prendre une rue transversale pour essayer de trouver un stationnement vu que nous étions, selon moi, assez près du centre-ville..un tour du volant et immédiatement il stationne la voiture sur une place libre. On questionne 4 à 5 personnes…puis on décide de laisser la voiture là…aucune affiche ne dit que nous ne pouvons y stationner. Le soleil est là et un petit vent nous accompagne..wow ! QUE NOUS SOMMES BIEN !!! Excellente température.
Innsbruck a une population de 126,000 personnes selon le recensement de 2006. Nos premiers pas sont faits dans un quartier joli mais sans plus. Ma déception se pointe de plus en plus. On en discute…et toi, que te rappelles-tu de cette ville ?
On revoit des bâtisses en hauteur, avec les montagnes en toile de fond…ce n’est pas ce que nos yeux nous dévoilent.
C’est vrai que les montagnes sont toutes proches…car Innsbruck est située dans une vallée au cœur des Alpes. Elle est la deuxième plus grande ville d’Europe dans cette situation, après sa jumelle alpine Grenoble. Je ne me rappelais pas que cette ville était traversé par la rivière Inn. Son nom « Innsbruck » vient du nom de la rivière l’Inn et du mot Brücke (le pont en allemand) et signifie « Le pont sur l’Inn ».
Elle est la cinquième ville d’Autriche du point de vue de la population après Vienne, Graz, Linz et Salzburg.
Vous savez comme j’aime la météo donc parlons un peu du climat de cette ville. Elle reçoit en moyenne 875 mm de précipitation. La moyenne en été est de 19.6°C en juillet et 9.4°C en janvier…pas trop froid.
Plus nous entrions dans la vieille ville plus on se rapprochait de nos souvenirs. Enfin…on retrouvait exactement ce que notre mémoire avait retenu…de belles bâtisses et les montagnes toutes proches. Le soleil s’est fait tout à coup plus persistant…ouf…sans le petit vent…ça tape…une chance que notre crème solaire nous protège ainsi que nos chapeaux.
Le thermomètre a monté jusqu’à 32°C tel qu’annoncé ce matin à la radio…en anglais. Le poste était bilingue, allemand et anglais…bon pour nous qui pouvions comprendre la moitié du dialogue et des nouvelles.






Comment résister à un bon pretzel à la fleur de sel...je ne sais pas mais ce petit grain de sel croquant mêlé à la pâte un peu sucré du pretzel ...un mélange que nous avons dégusté à deux...même si ce n'est pas que vous voyez !!!!


Les montagnes qui entourent Innsbruck sont hautes…plus de 2300 mètres…la ville elle-même est à 574 mètre d’altitude.
Lorsque l’on prend le temps d’observer attentivement les montagnes nous y voyons les pistes de ski alpin…les pistes semblent toutefois assez pentues…pour skieurs expérimentés.
La chaleur aidant, la décision de s’acheter quelque chose de rafraîchissant a été facile à prendre. Des cornets de pâtes sucrées surplombés de crème glacée au chocolat avec des coulées chocolatées…hum, hum…délicieux et froid.
La vieille partie de la ville est finalement assez petite. On se disait que cela ressemblait un peu au vieux Québec. Une belle tournée que nous avons hautement apprécié…tout était réuni pour nous offrir de beaux autres souvenirs. Danke Innsbruck ! Merci Innsbruck !

mardi 4 août 2009

En passant par Worgl..Fieberbrunn…Kitzbühel, Autriche.(21 juillet)

Le soleil et les Alpes une combinaison gagnante !

Ce matin le lever se fait tôt…6h00. C’est la journée où nous devions aller à Innsbruck. En prenant le café, je montre à mon chauffeur un endroit où il aurait été agréable de voir et visiter, pris dans une brochure de la région…on cherche sur notre atlas routier cet endroit…on le trouve mais il n’est pas du tout sur le chemin d’Innsbruck. Discussion puis la décision est prise que nous changeons l’horaire pour y aller. Ce qui est parfois embêtant dans notre atlas routier c’est que nous devons suivre un trajet sur deux pages différentes comme pour aujourd’hui où notre destination est sur la page 73 et nous sommes présentement sur la page 61. On s’est perdu …fait quelques arrêts pour prendre de l’information…on s’est reperdu. On a pris la route 171 alors qu’on cherchait la 170..pour finalement retourner sur la 178 et prendre la 164…il fallait être attentifs car on changeait de route fréquemment…la 311, suivi de la 168, et la 161 pour retourner sur la 178 de départ. Beaucoup de troubles mais QUEL PAYSAGE !!! Nous avons passé la journée à dire Wow ! C’est comme si nous nous promenions dans une carte postale grandeur nature. Nous sommes chanceux côté température…soleil avec quelques nuages blancs inoffensifs, un ciel bleu et 24°C. Notre arrêt chez notre ami Ronald McDonald à 7h00 nous avait donné l’occasion d’aller chercher la météo pour la journée à Innsbruck et ils annonçaient nuageux le matin et pluie en après-midi tandis que le coin où l’on voulait aller c’était du beau temps…cela aide à prendre une décision éclairée !
Nous sommes baladés de village en village…on s’arrêtait pour marcher un peu…visiter quelques églises…tout en dégustant des nectarines juteuses à point. Un délice ! FieberbrunnPiedsondurf…jolis petits villages entourés de hautes montagnes…les sommets dans ce coin avoisinent les plus de 3000 mètres. Personnellement je les trouve moins impressionnants que les sommets en Amérique du Sud…comme à Arequipa où il y avait plusieurs volcans à plus de 6000 mètres. Ce qui est très beau aussi ce sont les prairies accrochées aux flancs des montagnes dont le vert tendre tranche avec le vert plus foncé des forêts. Certaines de ses montagnes ont de la neige au sommet.

lundi 3 août 2009

Berchtesgaden, Allemagne. (20 juillet)

Visiter Berchtesgaden c’est visiter un village typique de la Bavière.

C’est exactement la description que nous donnait la brochure touristique de Salzbourg et de sa région…juste assez pour nous décider à y aller. ..surtout qu’il mentionnait aussi de s’attendre à trouver un village de rêve !! Ce matin, malgré que l’on nous annonçait une très belle journée avec soleil…le temps est gris. Cette journée sera sous le signe de la paresse. Je m’installe au bout du lit, prend mon livre, enlève le carton pour avoir un peu de clarté, remets mes jambes sous les couvertures et commence à lire. J’entends le bruit de l’autoroute pas loin mais comme en sourdine…cela ne me dérange pas. Mon homme dort silencieusement à mes pieds. J’aime ces matins où j’ai le temps de lire…et du même coup cela permet à mon Bernard de dormir un peu plus longtemps. Il y a même eu quelques gouttelettes qui tombent de l’arbre qui nous surplombe. Vers 7h45…il est temps de débuter notre journée…on range notre chambre et prépare le café. Un bon café chaud…rien de tel pour se réchauffer un peu …il ne fait que 14°C. Les nuages sont forts présents…on prend la route en se disant que le soleil arrivera peut-être un peu plus tard. Nous sommes entourés de hautes montagnes imposantes avec leurs rochers grisâtres. Un petit arrêt à l’épicerie pour acheter notre litre de lait quotidien. Nous déjeunons de céréales puis continuons notre route. Le paysage est très beau …c’est vrai qu’il serait extraordinaire avec un ciel bleu…mais on garde espoir. Nous arrivons à ce petit village d’à peine 7752 personnes. On trouve une place de stationnement à l’école du village. Le soleil est enfin arrivé…et ce village est bien tel que décrit…un village de rêve. Son emplacement (à 30 km de Salzbourg) y est pour beaucoup…entouré de montagnes vertes et de chalets de style suisse…c’est merveilleux. Au sud du village se trouve la 3ième montagne d’Allemagne par sa hauteur : le mont Watzmann de 2713 mètres.
Il y a aussi la montagne du Kehlstein (1835 m), connue pour le « nid d’aigle » placé à son sommet. Le nid d’aigle a été construit comme cadeau pour les 50 ans d’Adolf Hitler. À l’issue de la guerre, il est resté relativement intact. Il est accessible par un tunnel piétonnier, puis par un ascenseur d’époque montant dans le rocher sur 125 mètre. En contrebas se trouve le plateau de l’Obersalzberg où Adolf Hitler avait établi ses quartiers d’été avec des casernes, sa résidence comprenant un bunker. Toutes ces installations ont été anéanties par des bombardements ; il n’est resté que le bunker.
Les maisons, ici, sont très fleuries…et là lorsque je parle de beaucoup de fleurs c’est la vérité. Je vous donne quelques images car cela vaut mille mots. Presque chaque maison a son balcon entièrement fleuri. L’effet est plaisant et charmant…j’imagine facilement que toutes ces jolies fleurs nécessitent beaucoup d’entretien mais pour les touristes comme nous qui passons c’est agréable pour les yeux. Berchtesgaden a 5 églises…nous en avons visité 3 et dans chacune nous avons remarqué quelque chose de vraiment différent des autres églises visitées. Elles ont des statues représentant tantôt des Saints, ou Marie ou Jésus…et l’on voit des flèches qui les transpercent !!! Assez étonnant et assez brutal comme image. Je vous donne deux exemples…bizarre et étrange ! Notre promenade dans cet enchanteur village nous a séduite à tout jamais.

dimanche 2 août 2009

Salzbourg, Autriche. (19 juillet)

Après la pluie le beau temps !

On se rappellera de ce 18 juillet comme étant LA journée de pluie par excellence. Il a commencé à pleuvoir au milieu de la nuit et il a plu sans arrêt jusqu’au milieu de l’autre nuit. Une pluie forte, qui ne veut donner aucune chance au soleil. Lorsque des journées comme celle-là se présente à nous, nous avons comme option de trouver un endroit où nous pourrions passer plusieurs heures…souvent nous nous retrouvons dans un restaurant où l’on peut se brancher sur le net. Nous sommes vraiment chanceux de ce côté car notre dernière journée qui ressemblait à celle-ci (mais au fond il n’avait plu que durant l’avant-midi) était le 19 juin…presque un mois jour pour jour ! Ce samedi, donc , c’est chez notre ami Ronald McDonald que nous avons passé une bonne partie de la journée. Le blogue, les prochaines destinations et les nouvelles…et voilà un huit heures qui s’envolent rapidement. On savait depuis jeudi que ce samedi serait pluvieux …ça aussi ça aide à préparer ce que l’on fera. Ce dimanche, ramena le soleil. Nous avons passé la nuit à moins de 2 km de Salzburg (Salzbourg). Le lever s’est fait facilement sous un beau soleil qui nous fait découvrir les montagnes qui nous entoure et que nous n’avions pas vu hier dû à la pluie. À 8h00 nous avons trouvé une place de stationnement gratuite le dimanche…le parcomètre servant que la semaine et le samedi. À cette heure matinale il y peu de touriste. Nous avons bien une carte en main de la ville mais nous préférons nous laisser guider par nos pas. Une arche à droite qui laisse paraître un jardin …et voilà mon homme qui me touche l’épaule en me disant : « regarde, ça t’intéresse…on dirait un jardin… ». Du coup, je lui prends la main gauche et nous entrons dans le très beau jardin du palais de Mirabell…des roses rouges, des jaunes…des milliers de fleurs toutes bien alignées formant des arabesques de couleur qui donne un effet du tonnerre. Ce matin nous sommes presque seuls…seul un vieux couple jase sur un banc en retrait. Cet ensemble a été construit par le Prince-Archevèque Wolf Dietrich en l’honneur de sa maîtresse Salomé. On y trouve aujourd’hui la mairie avec le célèbre escalier où les mariés viennent poser.
Salzbourg est une ville de grosseur moyenne avec ses 210,000 habitants.
Elle est située à une altitude de 424 mètre au-dessus du niveau de la mer. Bien sûr, vous avez raison…la vieille ville est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. (Je crois que ce qui deviendra original ce sera de ne pas faire partie de cette fameuse liste !!!)
Située à la frontière allemande, Salzbourg est la cité autrichienne où naquit MOZART. Le festival de musique classique de Salzbourg est l’un des plus prestigieux au monde. La vieille ville est située entre le fleuve Salzach et la colline Mönschberg…que nous avons montée et là-haut la vue sur la ville est splendide. Un long sentier de plus de 6 km en fait le tour et offre à plusieurs endroits des panoramas assez surprenants sur les montagnes avoisinantes… certaines ayant même de la neige sur leurs cimes. À 9h15 nous étions appuyés sur un garde-fou et admirions le paysage quand tout à coup on entend résonner les cloches …on écoute attentivement et on peut compter jusqu’à 4 musiques différentes donc 4 églises invitent les fidèles. Très joli et l’écho en fait durer doublement le plaisir. Cela m’a rappelé que parfois Salzbourg est surnommée « la ville aux 100 églises »…j’essaie d’imaginer le bruit que donnerait un concert de tous ses clochers !!!
Facile de se perdre dans cette ville aux milles petites ruelles qui abritent chacune des boutiques très différentes. Les boutiques de décoration de Noël ont principalement attiré mon regard…et ce fut un plaisir de les visiter. Les rues sont presque toutes réservées exclusivement aux piétons, les seules voitures que l’on y croise sont celles tirées par des chevaux. La très connue rue Getreidegasse est une rue commerçante dont les magasins sont reconnaisssables grâce à leurs enseignes en fer forgé doré…même McDonald a fait un effort à cet effet. On y trouve en autre la maison où Mozart a vécu depuis sa naissance jusqu’à ses 19 ans. Nous avions visité cette ville lors de notre périple de 3 mois en Europe en 1986 et cela fut un plaisir de la redécouvrir.

samedi 1 août 2009

Steyr, Autriche.(17 juillet)

Steyr sous le soleil ardent…33°C !!!

Après Mauthausen, une visite bouleversante, la petite ville de Steyr nous a fait du bien. Elle est localisée en Haute-Autriche à la frontière avec la Basse-Autriche. Steyr comptait au dernier recensement de 2001, un peu moins de 40,000 habitants. Trouver une place de stationnement fut très facile. Avec un ciel bleu avec peu de nuages et un soleil flamboyant, nos chapeaux sont essentiels ainsi qu’une bonne bouteille d’eau. Franchement nous avons été chanceux de pouvoir stationner si près. Nous sommes à 3 coins de rues du centre-ville. La place principale nous étonne…nous étions habitués à voir des places de forme carrées, à la limite rectangulaires mais celle-ci est particulière. Elle a la forme d’un œuf allongé. Il paraît qu’elle est considérée comme une des plus belles d’Autriche. Pour nous, nous la trouvons très jolie. On y trouve des bâtiments de diverses époques. L’hôtel de ville est un chef d’œuvre du rococco autrichien, construit entre 1765 et 1778….plusieurs autres dont je vous évite la description mais qui sont vraiment d’une architecture accrocheuse et parfaitement conservées. Les touristes sont présents mais pas en si grand nombre. Nous recherchons la partie ombragée de chaque rue…le soleil est trop fort !!
La promenade nous amène à un petit pont que nous traversons rapidement vu qu’il n’offre aucune partie à l’ombre. Ici, la couleur de l’eau est beaucoup moins prononcé que ce que nous avions vu hier à Ceské Budéjovice (qui était vraiment d’un brun sale…elle est brune aussi mais presque la couleur d’un café au lait. Le plus étonnant c’est lorsque nous avons vu le panorama de l’autre bout du pont…l’eau…l’eau…l’eau…je pensais tout d’abord qu’il y avait un déversement d’un produit polluant…puis j’ai bien vu que l’eau était de cette couleur turquoise naturellement. L’eau doit venir des montagnes…elle se jette dans la rivière et le contraste est saisissant…surtout avec les deux hauts fonds blancs. Cette eau turquoise est très claire…nous voyons bien les roches sur le fond. Nous continuons notre visite doucement…il fait trop chaud pour aller plus vite. C’est chouette de se promener dans ses vieilles ruelles étroites. Un autre endroit où nous avons bien fait d’arrêter et de prendre le temps d’y marcher quelques heures.